Food

Cela ne s'invente pas, ce mardi 1 août, c'est la journée internationale de la frite belge !

Car si certains se bataillent l'invention, pour le goût, c'est en Belgique que cela se passe. Au même titre que la bière, la frite est chez nous une véritable institution, un art culinaire autour duquel tout un univers s'est créé. Voici 7 trucs insolites ou non à savoir sur ce met indissociable de notre patrimoine.


Le fritkot

En Belgique, on relève près de 5000 friteries, appelés chez nous « fritkots » ou encore « fritures ». C'est dire si le Belge a du mal à ne pas résister à la tentation. Chaque année, le label Best-Frit élit le meilleur établissement de l'année. Pour 2017, il s'agit de la Doorniksesteenweg à Courtrai. En province de Luxembourg, un classement existe également et c'est « Frank bar @ burgers » à Sainte-Marie-sur-Semois (Etalle) qui décroche la palme depuis deux ans. Une envie de frites sur Bruxelles aujourd'hui ? Voici la liste des friteries les plus réputées.


La gastronomie de la frite

La frite n'est pas uniquement réservée aux brasseries et au fast-foods. Elle peut aussi s'inscrire dans un menu gastronomique. Par exemple, le chef étoilé Sergio Herman, propriétaire de "The Jane"** à Anvers, a ouvert son "Frites Atelier" dans la zone commerçante Wilde Zee. Son créneau : utiliser les "meilleures pommes de terre" et des sauces spéciales, comme la mayonnaise basilic. A "Mon Bistrot d'été », le restaurant éphémère de Christophe Hardiquest (doublement étoilé avec son restaurant Bon Bon), il est possible de déguster les frites « trois cuissons ». La première dans un bain d'huile végétale, la deuxième à la graisse de boeuf et la troisième trempée dans une sauce spéciale... A découvrir ! (40 rue Alphonse de Witte, 1050 Ixelles. Jusqu’au samedi 2 septembre 2017 (sans réservation à partir de 20h30). Fermé dimanche et lundi).


Les records !

L'an dernier, la Belgique a produit 4,4 millions de tonnes de pommes de terre transformées. Elle est donc le premier exportateur mondial de frites surgelées. En 2016, la superficie des cultures de pommes de terre a atteint un record de 89.163 hectares. Et le Belge mange en moyenne 16 kilos de frites par an chez lui.

© Pexels


Les frites françaises ?

Eh oui, les Anglo-Saxons continuent à les appeler « french fries ». Mais plusieurs théories disent que cela n'a rien à voir avec la France. Cette expression viendrait d'Irlande où « to french » signifie « couper ».


Une frite belge, c'est quoi ?

La frite parfaite en Belgique mesure 1 cm de côté. La pomme de terre doit être de type farineuse comme la bintje. La cuisson est double (d'abord à 160° dans l'huile végétale, ensuite à 180° dans la graisse de boeuf) et la frite doit être tendre à l'intérieur et ne pas roussir à l'extérieur. On les sert dans un cornet en cône renversé pour que la graisse descende vers le bas.

© REPORTERS


Une légende

Les frites belges seraient nées dans le Namurois vers la deuxième moitié du 17e siècle. Les habitants peu fortunés de la région avaient pour habitude de pêcher des petits poissons dans la Meuse et de les faire frire. Malheureusement, le fleuve étant gelé en hiver, ce met n'était plus servi. Pour y remédier, la pomme de terre a fait office d'alternative.


Patrimoine de l'Unesco ?

Si notre bière est inscrite au patrimoine immatériel de l'Unesco depuis le mois de novembre, ce n'est pas encore le cas de notre culture de la frite. Une procédure a déjà été évoquée, mais aucune demande officielle n'a encore été introduite. On y travaille au sein du Conseil du Fritkot.