Food Le guide Michelin n'a promu aucune nouvelle table de la capitale belge, qui en recense désormais seize (10 étoilées, 6 doublement étoilées).

Au lendemain de l'annonce des résultats du guide Michelin Belux 2019, les chefs bruxellois font grise mine. En plus d'avoir rétrogradé deux restaurants - l'un situé à Etterbeek ( Le monde est petit) et l'autre au Sablon ( L’écailler du Palais Royal, suite au départ de son chef Maxime Maziers, qui devra conquérir le macaron au Bruneau, à Ganshoren) -, le guide n'a promu aucune nouvelle table de la capitale. 

Le seul point positif à retenir au niveau bruxellois pour cette année 2019 tient au passage à deux macarons de David Martin et son restaurant La Paix. 

A l'heure où la pilule semble difficile à avaler pour certains, d'autres s'interrogent sur la gastronomie bruxelloise et son avenir. 

Une concentration tout de même importante pour une ville belge

Eric Boschman semble quant à lui assez serein par rapport au futur de la gastronomie bruxelloise. " Il y a tout de même de nombreux établissements étoilés dans la capitale, se réjouit le critique. S ix restaurants ont désormais deux macarons, il n'y a pas de telle concentration dans d'autres villes belges". 

"Ce qui rapporte le plus, c'est de faire des wraps et des burgers"

Pour ce dernier, le problème ne tient pas tant dans la région bruxelloise mais bien dans l'ensemble du secteur gastronomique en général qui ne représente plus un investissement intéressant. " Le haut de gamme coûte cher, cela demande un personnel important et de qualité qu'il faut parfois aller chercher à l'étranger, explique Eric Boschman, ce qui rapporte le plus c'est de faire des wraps et des burgers". 

Si la gastronomie coûte cher, le critique ne pense pas moins que les chefs ont plus déserté Bruxelles qui reste un lieu important pour la restauration belge. " Les Bruxellois fréquentent encore énormément les restaurants étoilés, déclare Eric Boschman, la seule clientèle qui a un peu déserté la capitale, ce sont les Flamands et les personnes du Brabant Wallon, mais ce sont plus des questions d'accessibilité que de qualité de la nourriture".