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Lyon n'est pas qu'un point de repère sur la route des vacances vers le Sud de la France. C'est une destination qui vaut la peine de s'y attarder quelques jours.

Et pas seulement pour ses plaisirs gastronomiques qui font sa réputation. L'ex-capitale des Gaules, située au carrefour du Rhône et de la Saône, est attrayante sur plusieurs plans, la preuve par 10. Détail qui compte : elle n'est située qu'à quatre heures en train de Bruxelles.


Se perdre dans les traboules

Les traboules, élément architectural caractéristique de Lyon, sont des passages reliant un immeuble à un autre sans devoir passer par la rue. On les trouve surtout dans le vieux Lyon, dont les façades ocre, rose ou jaune donnent à la cité des airs de ville toscane. S'il ne fallait en voir qu'une, ce serait la traboule de la Tour Rose, en plein coeur historique de la ville.

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Une autre traboule intéressante, et plus contemporaine, est le passage Thiaffait (19, rue René Leynaud, 30, rue Burdeau, Lyon 1er). Edifié début du XIXe siècle dans le quartier de la Croix-Rousse, ce passage rassemble depuis 2001, après un sacré lifting, tout le meilleur de la jeune création de mode à Lyon.


Profiter d'une aprèm' arty sur les pentes de la Croix-Rousse

On appelle ce quartier "le Montmartre lyonnais". Les deux quartiers n'ont pas seulement en commun leurs dénivellés, mais aussi ce penchant pour l'art et la jeune création. Dans ce petit "village dans la ville" situé en hauteur, on profite tant des friperies que des librairies indépendantes, on sirote son café en terrasse et déjeune dans une néocantine bio.

Côté shopping: coup de coeur pour les Artpenteuses , une petite boutique où l'on trouve une belle sélection de vêtements, déco, bijoux, accessoires,maroquinerie, mobilier... réalisés en série limitée par des créatrices lyonnaises. (13, rue Romarin, Lyon 1er).

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La Croix-Rousse est aussi un quartier chargé d'histoire. C'est là en effet que vivaient et travaillaient les Canuts, le nom donné aux ouvriers tisserands de la soie, qui ont fait la prospérité de la ville au XIXe siècle. C'est aussi dans ces petites rues qu'ils ont protesté pour de meilleures conditions de travail à partir de la moitié du XIXème siècle. Le musée La maison des Canuts est consacré à cette profession emblématique de Lyon. A voir aussi, à un kilomètre à peine du musée, "Le mur des canuts", une grande fresque murale comme il y en a de nombreuses à Lyon (dont plusieurs trompe-l’œil).


Admirer les mosaïques de la basilique Notre-Dame de Fourvière

Les mollets chauffent pour rejoindre ce site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais l'effort en vaut la peine (notez toutefois l'existence d'un funiculaire). Si l'extérieur de la basilique est déjà impressionnant, prenez la peine d'y entrer pour découvrir ses mosaïques monumentales consacrées à la Vierge qui décorent les murs de la nef centrale.

Ceux et celles qui sont moins intéressés par l'art et l'histoire pourront profiter du plus beau panorama de Lyon sur la colline de Fourvière.

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Dévorer les pralines de Lyon

Vous les verrez dans toutes les devantures des boulangeries, des sortes de morceaux de sucre rose, qui sont en fait les célèbres "pralines de Lyon", des amandes enrobées de sucre caramélisé. Elle se dégustent comme un bonbon ou en version concassée dans des brioches ou des tartes.

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Piquer une tête dans une piscine à ciel ouvert

A l'instar d'autres villes européennes comme Berlin, et plus récemment Paris, Lyon a aussi sa piscine au bord de l'eau. Conçu par l'architecte lyonnais Alexandre Audouze-Tabourin et réalisé à l’occasion de la candidature de Lyon aux Jeux olympiques d'été de 1968, le centre nautique du Rhône, désormais baptisé Centre Nautique Tony Bertrand est bien plus qu'une piscine. Le site comprend un bassin olympique et un bassin de détente, avec banquettes à bulles, jeux d'eau, toboggan et une pataugeoire pour les petits. On y va donc pour se dépenser. Ou pour se prélasser, avec vue imprenable sur le Rhône et la colline de Fourvière.

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Se balader sur les berges du Rhône

Lyon a complètement réaménagé les berges du Rhône. Plaines de jeux, bars sur péniches, terrains de skate, piste cyclables, ... Il y en aura pour tous les goûts.

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Passer la soirée à la Guillotière

Si la Croix-rousse est déjà trop "bobo" pour vous, faites un tour à la Guillotière. Situé sur la rive gauche du Rhône, le quartier abrite les étudiants et de multiples nationalités. A la différence du calme général qui règne à Lyon, la Guillotière vit, bouge, sort. Les terrasses sont pleines, les enseignes de bouffe nombreuses et métissées.

Coup de coeur pour la Cevichela, adresse très, très courue depuis son ouverture en janvier (18, rue Bonald, Lyon 7ème). Et on comprend pourquoi : on y boit des Pisco aussi bon qu'à Cusco, et on se régale de ceviche (poisson cru mariné dans du citron) épicés et parfumés juste comme il faut. Le tout dans un décor rétro cosy.

© Cevichela


Se promener au Parc de la Tête D'or

Plus qu'un parc, la Tête d'Or, d'une superficie de 105 hectares, a des airs de domaine royal. Avec son lac, ses parterres de fleurs soigneusement aménagés à l'anglaise, mais aussi son jardin botanique aux 15 000 espèces rassemblées sous 6 500 m² de grandes serres, sans oublier ses roseraies. En bordure de parc, on admirera les demeures cossues avec vue sur le parc, habitées aujourd'hui par les familles de notables lyonnais ou les professions diplomatiques.

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Se régaler aux Halles

On ne peut pas passer à côté de ce qui fait la réputation de la ville : la gastronomie. Les bouchons lyonnais remplissent les rues du Vieux Lyon. Pour satisfaire son appétit, passage incontournable par les Halles Paul Bocuse (102, Cours Lafayette, Lyon 3ème). Un spectacle pour les papilles et pour les yeux ! Auparavant lieu d'approvisionnement pour les détaillants alimentaires, les Halles Paul Bocuse, hommage au célèbre chef lyonnais multi-étoilé, sont aujourd'hui une sorte de grande épicerie regroupant 48 commerçants (écaillers, fromagers, boulangers, pâtissiers, maraîchers, charcutiers, mais aussi bouchers, poissonniers, traiteurs, cavistes et restaurateurs). On y mange des huîtres, du saucisson truffé mais aussi les incontournables quenelles et andouillettes. Côté gastronomie toujours, Lyon prévoit l'ouverture d'ici 2019, au cœur du Grand Hôtel-Dieu en chantier aujourd'hui, de la Cité internationale de la Gastronomie.

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Découvrir l'architecture du quartier Lyon Confluence

Le musée des Confluences, inauguré il y a bientôt trois ans, se distingue par son architecture très moderne faite de verre, de béton et d'inox. Autre lieu à ne pas rater dans ce nouveau quartier situé à l'extrémité sud de la presqu'île de Lyon, la Sucrière (49-50, Quai Rambaud, Lyon 2ème), témoin du passé industriel de ce quartier. Ces anciens docks, entièrement reconfigurés, accueillent aujourd’hui des restaurants, des galeries d’art contemporain, des magasins de design mais également les sièges d’institutions et de grandes entreprises. C'est aussi là que se déroule tous les deux ans la Biennale d'art contemporain de Lyon.

© La sucrière