Magazine Cette année, les 75e Golden Globes étaient en noir et il y flottait un vent de revendications et de parole libérée sur tapis rouge. Mais dans les coulisses, les consignes de sécurité étaient toujours aussi maximales que les autres années. De quoi donner le tournis sécuritaire...

En route pour Beverly Hills. Au prestigieux Beverly Hilton, où se tient cette cérémonie hors-normes... C’est un peu le même cirque chaque année mais « in fine », on se fait toujours la même réflexion. Dans la catégorie « glam », « guilty pleasure », quête du Graal hollywoodien, la cérémonie des Golden Globes, c’est vraiment quelque chose à vivre au moins une fois dans sa vie ! Frank Rousseau, correspondant belge à Hollywood en sait quelque chose, il y va depuis 25 ans... Et nous en raconte ici les coulisses côté sécurité.


Un état d'esprit plus "sympa" que celui des Oscars

Pour les téléspectateurs, le défilé des vedettes s'avère surtout plus spectaculaire que celui des Oscars. « Les Golden Globes, c’est le règne de l’exubérance et la plus grosse fiesta au monde , explique Tom O’Neil, auteur du livre « Movie Awards ». Et de poursuivre : « Contrairement aux Oscars où les gens ne viennent faire que du business, l’état d’esprit des GG est lui radicalement différent. On vient ici avant tout pour s’éclater, pour danser et…étancher sa soif puisqu’en moins d’une demie heure 400 Magnum de Champagne Moet & Chandon sont consommés. Bref, on ne se refuse rien ! ».


Derrière le strass, sécurité toute...

En attendant, derrière le strass se cache une réalité beaucoup moins « glam » : le stress que vivent les organisateurs de cette cérémonie. Et des raisons de s’inquiéter, il y en a : « Le risque zéro n’existe pas , affirmait Dick Clark, feu le producteur de cette soirée revendue plusieurs dizaines de millions de dollars au network NBC . Nous ne serons jamais à l’abri d’un poseur de bombe, d’un sniper ou des stalkers, ces fans à l’esprit vacillant prêt à tout pour toucher, palper leurs idoles... Jusqu’à les tuer, s’ils n’arrivent pas à leurs fins. »

Il faut dire que les Golden Globes, c’est carrément une star au mètre carré. Avec plus de 1500 convives triés sur le volet, tout doit être mis en œuvre pour que ces « beautiful people » se sentent en sécurité... Car les histoires de « dingues » courent encore, comme ce « spécimen » qui s’était fait passer, un jour, pour un agent du FBI parce qu'il rêvait de déclarer sa flamme à… Madonna !

Sans pass, pas d'entrée même pour Nicole K. !