Magazine À mi-chemin entre l’agenda et le carnet de développement personnel, le Bullet Journal est un véritable coach de vie. Il a déjà conquis des millions de personnes : comment s’y mettre, nous aussi ?


Tracer les pages d’organisation

Le Bullet Journal, ou BuJo, est avant tout une méthode d’organisation antistress. "Écrire soulage l’esprit, explique la psychologue Aurélie Defois. Cela permet de ne rien oublier, mais aussi de voir si toutes nos activités rentrent dans le temps dont on dispose, et de définir nos priorités." Le planning annuel, sur 4 ou 6 pages, donne un aperçu des dates les plus importantes de l’année. La double page mensuelle nous rappelle les événements et les objectifs du mois. Le planning hebdomadaire, enfin, sert d’agenda. On y inscrit les jours de la semaine, les rendez-vous et la to do list quotidienne, personnelle et professionnelle. On peut y ajouter les menus de la semaine, ses comptes…


Développer son optimisme

La méthode Bujo propose une palette d’outils issus de la psychologie positive. On pioche dedans selon nos besoins. Parmi les plus efficaces, on trouve :

Le tracker d’humeur : il s’agit d’un tableau, d’un cercle ou d’un dessin, doté d’un code couleur. On y reporte comment on se sent au jour le jour. "Croiser les résultats du tracker d’humeur avec d’autres informations permet d’identifier les éléments bénéfiques ou nuisibles à l’état émotionnel", précise Boris Charpentier, psychologue.

La page de gratitude : chaque jour, on note cinq choses pour lesquelles on ressent de la gratitude. On peut trouver du positif même après une mauvaise journée.

La Bucket List : on consigne sur cette page tout ce que l’on aimerait réaliser au cours de sa vie. Écrire, c’est s’autoriser à rêver. C’est aussi fixer ses envies.


Suivre l’avancement des tâches

Un système de codes permet de distinguer les différentes activités, et de toujours savoir où l’on en est. Par exemple, on dessine un triangle lorsqu’il s’agit d’un événement, un rond représente un rendez-vous, et un carré, une tâche à accomplir. S’il est barré, c’est qu’elle a été annulée. Marquée d’une croix, la tâche est effectuée, et on dessine une flèche à l’intérieur du carré pour signifier qu’elle a été reportée. "Visualiser le travail accompli procure un sentiment positif d’efficacité et de productivité", souligne Boris Charpentier.


Recharger sa créativité

Le Bullet Journal peut être très simple ou agrémenté de dessins, de peintures… Tenir un stylo oblige à renouer avec une temporalité plus lente. Plus on se laisse aller à crayonner ou à colorier, et plus on recharge sa créativité et son imagination. Cet espace de rêverie est essentiel pour le cerveau. "S’octroyer des temps de pause où l’on ne cherche pas à être productif permet en réalité de l’être davantage", confirme Boris Charpentier. Si l’on ne sait pas dessiner, on n’hésite pas à recopier des illustrations, à découper des images dans des magazines, ou à imprimer ce qui nous plaît sur Pinterest ou Instagram. "Il ne faut pas avoir peur de rater, de rayer, et d’avoir certaines pages moins réussies que d’autres. Le Bullet Journal doit être vivant, confirme Aurélie Defois. Trop de perfectionnisme rend le projet laborieux, et on risque d’abandonner." Il faut aussi accepter de ne pas toujours tout remplir, et délaisser parfois quelques jours son carnet pour mieux le reprendre ensuite.

Pour trouver l’inspiration : Un livre : on y trouve l’explication complète de la méthode, pour débuter pas à pas. Bullet Révolution, Élodie, auteure du blog sohohana.com. Éd. Dunod, 12,90 €. Un blog : PoWa, l’auteure, foisonne d’idées et de conseils pratiques, en particulier sur les outils de développement personnel. www.powapowa.fr. Un compte Instagram : Constance y publie de magnifiques pages agrémentées de peintures et de calligraphies : de quoi donner envie de sortir ses pinceaux ! @constancechel.