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Sylvie, sur son blog Zéro Carabistouille partage ses recherches, ses bons plans et ses réflexions en matière de "zéro déchet". Dans ses carnets de route, elle nous raconte, à sa manière très personnelle, comment aborder les différents challenges dans lesquels sa famille s'est lancée depuis qu'elle a pris la décision de s'engager vers le "zéro déchet".

Il nous semblait important de partager sa vision des choses et suivre son expérience grandeur nature pour s'en inspirer, de tout... Cette semaine, Sylvie raconte comment elle s'est débrouillée pour ne pas se perdre dans les achats de rentrée.



C’est la rentrée et je me sens stressée comme à chaque fois ou presque. Toutefois, cette année sera différente des autres parce que je suis armée comme une Warrior. Je balaye de la main les slogans publicitaires des grandes surfaces, je découpe en petits morceaux les promotions 3 + 1 gratuit ! Cette année scolaire était zéro déchet ou presque...

Comme à chaque fois, nous avons reçu la liste à rallonge des fournitures scolaires nécessaires pour nos filles. Pourtant, depuis plusieurs années, les profs limitent cette liste au maximum et ne mentionnent plus spécifiquement qu’il faut telle ou telle marque de produit. De quoi décrisper un peu les parents. Reste qu’arriver à réduire à zéro ses déchets dans un tel contexte devient presque le parcours du combattant.

Mais comment faire alors ?


Les fournitures

Ça passe d’abord par une sensibilisation de l’enfant sur l’importance de respecter et de faire attention à ses affaires. Mes filles ont bien conscience de la valeur des articles scolaires qu’elles ont. Elles en prennent donc soin et veillent à ne pas les perdre. Elles savent qu’on ne les rachètera pas chaque année. C’est autant de déchets non générés. Pour nos supers héros du zéro déchet, c’est devenu leur mission de tous les jours !

Si je dois remplacer des articles abîmés, je privilégie avant tout le seconde main. Les magasins comme Les Petits Riens ou Oxfam disposent souvent d’un rayon d’articles scolaires où l’on peut faire de superbes découvertes. J’ai aussi un petit stock de fardes, pochettes, crayons et stylos billes dans mon grenier. Il s’agit d’articles que j’ai amassé avec le temps et que j’écoule petit à petit ou d’articles que j’ai reçu ci et là d’amis qui ne savaient plus qu’en faire.

Quand je ne peux trouver les articles recherchés en seconde main, je me tourne alors vers des fournitures neuves de qualité, durables et non toxiques, comme une latte en métal ou en bois, des crayons surligneurs fluos… Ça coûte un peu plus cher mais c’est parfois le prix à payer pour protéger la santé de nos enfants.

A l’école de nos filles, depuis quelques années, un achat groupé de fournitures s’est mis en place grâce à l’association des parents. C’est tout bénéfice pour le portefeuille (on bénéficie d’un prix de groupe), on gagne du temps (plus besoin de faire les magasins, on est livré à l’école à une date donnée) et on limite sérieusement les déchets (on reçoit les articles à l’unité car ils ont été achetés en grande quantité). Et cerise sur la gâteau, il y a même des fournitures « vertes » dans les choix possibles

Dans certaines librairies-papeteries, vous pouvez aussi acheter des articles à l’unité sans emballage. Vous soutenez ainsi un commerce local et vous disposerez certainement de meilleurs conseils que dans un supermarché.


Le cartable

Là encore, nous privilégions le seconde main. Le site 2ememain.be en propose une belle variété. Par contre, il faut s’attendre à avoir des prix plus élevés et plus de concurrence si vous effectuez votre recherche en pleine rentrée scolaire. Attendez peut-être un peu que la cohue soit passée ou soyez proactif.

Nos cartables sont de la marque Kipling car cette marque offre un bon service après vente. En plus, c’est belge ! Tout dernièrement, une des tirettes du cartable d’Una s’était cassée. Soit le cartable est encore en garantie, soit Kipling peut le réparer. Dans ce cas-ci, ça nous a coûté une quinzaine d’euros et un peu de patience. Il est maintenant comme neuf. De plus, ces cartables sont lavables en machine et sont très résistants pour durer plusieurs années.

Eastpak dispose également d’un service après-vente et d’une garantie standard de 30 ans sur tous les produits classiques. Il est aussi possible de les faire réparer.


Les livres scolaires

Du seconde main à nouveau ! Je vais chez Pèle-Mèle ou dans les librairies d’occasion. Je réutilise de vieux dictionnaires (en plus, ça coûte une brique un dico neuf !). Ou alors, on demande aux amis qui ont de grands enfants pour racheter (ou recevoir) les livres scolaires dont ils n’ont plus besoin.


Les collations et lunchs

Nos filles disposent d’un petit set pour leurs collations et lunchs : gourde en inox, boîtes à tartines, à fruit et à collations. Certains jours, elles mangent à la cantine et d’autres elles prennent un dîner-tartines maison. Elles n’ont plus que des collations maison et des fruits bio pour leur 10h et 4h. Vive la collation saine ! Pour plus d’idées, vous pouvez lire également mon autre article sur ce sujet.


Je recouvre, je recouvre, et je m’énerve !

Aaaah, l’autre stress de la rentrée qui génère en moi des bouffées de chaleur est sans conteste quand mes filles rentrent de l’école et m’annoncent “Maman, y a des livres et des cahiers à recouvrir et ça doit être fait pour demaaaaaain”.

Je suis au bord de la crise de nerfs car jamais oh grand jamais je n’arrive à recouvrir ces cahiers et livres avec ce recouvre livre autocollant. Y a des bulles, y a des griffes et puis j’arrive même plus à le décoller …. aaaarghh.

Ça tombe bien, j’en ai plus, je vais donc me lancer dans des solutions plus originales comme des couvre-livres :

  • en tissu : réutilisable, lavable et surtout jolis ;
  • en sac en papier, pour l’esprit récup’ ;
  • en papier kraft sur lequel vous pourrez laisser libre cours à votre créativité. Et après, hop, ça se recycle ;
  • en vieilles cartes routières, pour voyager toute l’année et réviser sa géographie.

Pour une classe zéro déchet

Nous avons la chance d’avoir nos filles dans une école où l’écologie, l’environnement et la santé de nos enfants comptent. Où les professeurs mettent en place des actions pour sensibiliser les enfants (et les parents ;)) à limiter leurs déchets.

Si ça n’est pas le cas de la vôtre, sachez qu’un ensemble de projets peuvent accompagner les écoles pour s’engager dans une démarche plus durable. Bruxelles Environnement propose des programmes gratuits au travers du « réseau des écoles en action pour l’environnement« . En région wallonne, il s’agit de la campagne Ecoles en développement durable. Il existe aussi le programme « GoodPlanet » qui propose plein de chouettes challenges scolaires dont la journée Gros Pull, Croque Local, Zéro déchet…

N’hésitez pas à en parler avec le professeur de votre enfant. Il est fort à parier qu’en expliquant votre démarche zéro déchet et en proposant différentes idées et solutions (chacun sa gourde, collation saine …), vous créerez un intérêt auprès de celui-ci, et pourquoi pas, auprès de toute l’école. L’association de parents peut aussi être une bonne porte d’entrée pour lancer des actions concrètes.

>> Ecoconso a édité un dossier spécial sur la rentrée scolaire et comment la rendre plus durable. De quoi vous donner des idées complémentaires pour une rentrée scolaire plus légère !