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C'est le résultat d'une grande enquête lancée sur les comportements des ados US vis-à-vis des écrans et autres réseaux sociaux.


Pas facile la vie d'ados. On les croit insouciants, préoccupés presque uniquement par leur image dans la vie et surtout sur les réseaux sociaux, branchés sur des podcasts étranges ou écoutant de la musique qui ne s'écoute pas lorsque l'on a des oreilles de plus de 18 ans... Et de toutes façon vissés avec un plaisir sans nom à leur smartphone.

Mais ces généralisations ne sont pas toutes vraies. Une étude portant sur les habitudes des ados US concernant les nouvelles technologies réalisée par Pew Research montre que les enfants essaient de négocier avec eux-même entre inquiétude (ils savent qu'ils passent trop de temps sur leur téléphone) et anxiété (lorsqu'ils sont séparés de leurs appareils).

Ainsi, d'après les chiffres de cette étude publiée ce mercredi, et explicitée par le site Wired 54 % des adolescents américains âgés de 13 à 17 ans se disent inquiets de passer trop de temps au téléphone, 52 % ont pris des mesures pour réduire leur utilisation du téléphone et 57 % ont essayé de passer moins de temps sur les médias sociaux. Mais les efforts de réduction ne rendent pas nécessairement les adolescents plus heureux : 56 % des adolescents associent le fait d'être loin de leur téléphone à un sentiment d'anxiété, de solitude ou de bouleversement.


Des logiciels produisant des flashes de dopamine

Les résultats montrent pourtant que ceux qui s'inquiètent du temps excessif passé devant une écran, ne sont pas plus susceptibles de changer leur comportement. Parmi ceux qui disent qu'ils passent trop de temps sur leur téléphone, 53% ont réduit leur utilisation du mobile. Ce n'est pas loin des 55% d'adolescents qui ont réduit leurs présence devant un écran, et qui se disent anxieux à l'idée de passer, selon eux, trop peu ou pas assez de temps sur leur appareil mobile.

Les ados posent un regard lucide sur leurs comportements et ceux de leurs pairs : plus de neuf sur dix considèrent le fait de passer trop de temps en ligne comme "un problème" auquel font face les gens de leur âge et 6 sur 10 disent même que c'est un problème majeur.

Cette enquête arrive alors que l'on s'inquiète toujours plus des effets néfastes de la "dépendance à la technologie", en particulier chez les jeunes. Les critiques vont vers les plates-formes technologiques qui auraient recours à des subterfuges design et à des logiciels "flash" déclenchant des hausses intermittentes de dopamine pour garder les utilisateurs collés à leurs écrans...