Magazine Voici revenue la chronique de Sylvie Droulans notre madame Zéro Déchet du blog Zéro Carabistouille. Pour cette nouvelle chronique qui tombe juste avant Pâques, elle nous apprend à mieux gérer cett orgie de chocolat qui arrive avec les cloches !

A noter que Sylvie Droulans a écrit un livre sorti récemment : "Le zéro déchet sans complexes!" aux éditions Racine. L'occasion d'en apprendre bien plus sur cette philosophie de vie avec des adresses utiles, des trucs et astuces et du DIY.


A peine le printemps passé que sonnent déjà les cloches de Pâques. Les bourgeons commencent à sortir de sol, les jonquilles à pointer le bout de leur nez. Mais Pâques, c’est surtout et avant tout l’orgie de chocolat. Aujourd’hui, pour nous, les choses ont bien changé avec notre démarche zéro déchet. N’en déplaise à ma ligne (hum hum) et à mon estomac. Mais venons-en au côté pratico-pratique de ce changement de paradigme.


La chasse aux oeufs

Hors de question de jeter aux oubliettes cette magnifique tradition car nous avons décidé de virer notre cutie. On la fera toujours et même en mieux mais… avec moins. Vous me suivez ?

Car si le chocolat sera toujours de la partie, celui-ci ne sera pas là en monticule comme cela pouvait être le cas dans ma famille quand je n’étais pas plus haute que 3 pommes. D’ailleurs, après Pâques, on avait certainement assez de chocolat pour survivre pendant quelques mois à toute éventuelle attaque de l’ennemi !

Ainsi on achète le chocolat chez le chocolatier, dans une boulangerie, dans un magasin bio ou dans un magasin “objectif zéro déchet”. On achète ses œufs, lapins et poulettes en vrac et sans emballage, évidemment. Parfois, il faut juste prévoir et apporter à l’avance ses contenants pour que l’artisan puisse les mettre quand il les préparera.

Alors oui, ça coûte plus cher que les chocolats plein de sucre, sans goût et remplis d’huile de palme dont je ne citerai pas le nom mais le goût est tellement différent et c'est si bon. On achète moins mais mieux !


Disséminer dans le jardin sans emballage

© Zéro Carabistouille

Plusieurs possibilités : 

  • On utilise de beaux œufs en carton d’époque. C’est super vintage et ça dure des années !

  • On les met dans des bocaux ou des boîtes en métal

  • On emballe les lapins, les poules et tutti quanti dans un furoshiki … Et si on veut pousser le vice jusqu’au bout, on peut même faire un pliage en forme de “lapin” (voir illustration ci-dessous)

  • On les met dans d’anciens œufs en plastique de cette marque surprise que je ne veux absolument pas citer. Plutôt que de les jeter, on les réutilise mais évidemment, on n’en achète plus !

© DR


Et si on ne veut pas mettre le chocolat comme cela dans le jardin, on peut jouer aux petits cailloux. On fait personnaliser à la peinture naturelle – évidemment  – des cailloux par les petits loulous. On les cachera dans le jardin et les œufs et chocolats seront donnés en échange des cailloux.

Pour transporter sa récolte, rien de tel qu’un beau petit panier en osier récupéré chez les grands-parents ou dans le grenier. Et si on n’en a pas, on remplace le sempiternelle sac en plastique par un beau sac en tissu de circonstance. Rien de plus simple.


La déco

Pâques signifie souvent repas et moments en famille. Pour que cet évènement soit aussi zéro déchet que possible, on utilise sa belle vaisselle réutilisable, une nappe et des serviettes en tissu.

La déco doit quant à elle se fait en utilisant la récup’ et la nature. On imagine des éléments faits de ses petites mains, Pinterest recèle d’idées en tout genre. On habille la table avec des éléments naturels que l’on aura récupérés en pleine nature comme des morceaux de bois, des pommes de pin, des noix, des feuilles d’arbre…


Des cadeaux

Dans certains coutumes familiales, les cadeaux font aussi partie de la fête. Bien qu’à mon sens, ce ne soit pas une nécessité, si la tradition le veut, on privilégie les cadeaux de seconde main ou on se tourne vers des cadeaux immatériels comme les expériences : la sortie au musée, le concert en famille, etc.


L’oeuf dur sur le gâteau

Je me rappelle des bons œufs durs que ma maman et ma grand-mère préparaient pour Pâques. Ceux-ci étaient colorés mais avec quel type de peinture, je ne sais pas trop. Pourtant des solutions naturelles et très simples existent : faire cuire ses œufs avec ses légumes ou des épices. Du jaune grâce au curcuma, du rouge avec la betterave, du brun avec l’oignon ou le café, du bleu avec le chou rouge, du vert avec le persil…

Pour la méthode à suivre, c’est ici.