Magazine C'est le programme réjouissant et réconfortant de Julie Arcoulin, notre spécialiste en développement personnel et relationnel. A l'occasion des vacances de la Toussaint, si on essayait d'être moins pressé(e) ?


Cette semaine de Toussaint est peut-être l’occasion, pour certains d’entre vous, de prendre quelques jours de repos. Si vous vous sentez comme le lapin dans Alice aux pays des merveilles : « En retard, en retard, je suis vraiment en retard » et toujours pressé(e), cette chronique est pour vous.


Prendre du temps pour soi, avec soi

Il y a plus ou moins un an, la BBC avec le collectif d’experts Hubbub, a lancé une enquête en ligne avec 18 000 personnes, dans 134 pays différents. L’objectif était de savoir comment tous ces gens aimaient se reposer et le lien entre repos et bien-être.

Résultat : pour être reposé, nous avons besoin d’être seul. Prendre du temps pour soi et AVEC soi a donc tout son sens. La solitude nous permet de nous écouter, seul(e) nous sommes plus concentrés et connectés à nos ressentis.

L’urgence et l’hyperconnexion sont devenus de vrais modes de vie. Gare à celui qui rate un mail ou ne suit pas la dernière publication Facebook. Les réseaux en tous genres nous bouffent une grande partie de notre temps, la course à la performance, le rythme de vie que nous nous imposons,… Tout ceci nous stresse et si cela a le mérite de nous connecter aux autres, cela a aussi tendance à nous déconnecter de nous-même.


Le mode de vie danois

Ha ces Danois… Tellement souvent cités en référence. Auraient-ils donc tout compris au bien-être ? On les présente comme les rois de l’équilibre. En tout cas, le Hugge (prononcé hugueu), est un mode de vie qui permettrait de survivre aux longs mois d’hiver. Un mot d’ordre : prendre soin de soi. Un bain, des bougies, une soirée jeux de société au coin du feu, lire un livre, le tout dans un intérieur cosy et chaleureux. Ce serait ça le secret du bien-être et de l’anti-stress.


Repos = paresse, l’idée reçue à combattre

© Reporters

Beaucoup ont la croyance que se reposer est synonyme de fainéantise. Pourtant de nombreuses études ont montré que les gens les plus reposés étaient les plus heureux et les plus performants. Evident, me direz-vous. Et pourtant… C’était quand la dernière fois que vous vous êtes accordé une pause ? Non, mais une VRAIE pause ? Pas la pause café durant laquelle vous en profitez pour régler un détail pro ou privé !

Le cerveau a besoin de pause. Essayer de rester concentré deux heures de suite c’est bien, mais ça ne sert à rien. Certains parlent d’1h30 maximum, d’autres disent 57 min de travail pour 12 min de pause. Quoi qu’il en soit, mettez un réveil pour vous forcer à débrancher votre cerveau. Le corps est soumis à une tension permanente, nous ne prenons plus le temps de nous détendre. C’est pourtant la clé du bien-être si l’on en croit les études sur le sujet.

À force de tendre le fil, il finit par casser. C’est ce à quoi nous nous exposons tous en  nous imposant un rythme effréné. Demandez-vous d’où vous vient cette croyance que seuls les fainéants se reposent. Ce sera déjà une bonne piste pour vous accorder le droit au repos.


Ralentir, c’est risquer de ressentir ?

Prenons quelques lignes pour se demander si, quelque part, ce rythme de fou n’est pas une bonne façon de fuir quelque chose. Il y a forcément des raisons inconscientes qui vous empêchent de prendre votre temps. Lutter contre le vide ? Eviter de se retrouver confronter à ses interrogations profondes ? Respecter une injonction familiale du type : il faut travailler dur, dormir c’est tricher, se reposer c’est bon pour les fainéants,… Prenez quelques minutes seul(e) avec vous-même pour entrevoir une piste de réponse.


Ne vous videz pas

Nous connaissons des périodes plus intenses que d’autres, un essor professionnel, l’arrivée d’un enfant, des projets pro ou perso,… Diminuer le rythme, ça ne veut pas dire devenir un mollusque sans motivation ni envie. Cela veut simplement dire que même dans les périodes folles (surtout dans les périodes folles), il faut vous accorder du temps pour vous. Ne surestimez pas vos réserves, même si tout ce qu’il vous arrive est positif.

La fatigue existe aussi quand ce qui se passe dans nos vies est positif et énergisant.

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Changement de rythme

Avant, on travaillait l’été et on se reposait l’hiver. Maintenant, on fait l’inverse. Ce qui est totalement à l’opposé de nos rythmes biologiques. Les animaux aussi hibernent l’hiver. Et nous, que faisons-nous ? Le contraire. Du coup, les sécrétions de mélatonine et de sérotonine (hormones régulatrices des rythmes du sommeil) sont décalées et cela affecte notre système immunitaire.

Difficile de faire autrement vu la société dans laquelle on vit. Mais le savoir permet de faire quelques adaptations et, éventuellement, d’être plus à l’écoute et plus bienveillant envers soi-même.

Pour limiter les dégâts, il est important de faire des activités qui stimulent les endorphines (hormones du plaisir) et qui neutralisent celles du stress : faire du sport, se détendre, rire, regarder l’horizon, se promener dans la nature.

Prenez du temps pour vous réveiller le matin, certains spécialistes conseillent de se coucher 2 heures après le soleil (c’est dire si on est à côté de la plaque).

Quoi qu’il en soit, prenez du temps pour vous et avec vous. Vous êtes un(e) bon(ne) compagnon(ne) pour vous même.


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