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Les déclarations sur l'esclavage du chanteur ne passent pas.

Adidas a pris ses distances avec Kanye West après les déclarations de ce dernier sur l'esclavage. L'entreprise allemande d'articles de sport est responsable de la production des chaussures Yeezy, la marque du rappeur.

Kanye West essuie depuis le début de la semaine une volée de bois vert à la suite de ses propos sur l'esclavage dans une interview. "On entend parler de l'esclavage qui a duré 400 ans. Pendant 400 ans? Ca ressemble à un choix", a déclaré le rappeur de Chicago dans un entretien au site d'informations sur les célébrités TMZ à l'occasion de la sortie prochaine de ses deux nouveaux albums.

Une pétition a depuis lors été lancée afin de demander à Adidas de mettre le rappeur sur la touche.

Après ses déclarations, Kanye West a précisé sa pensée dans une série de tweets. Il explique avoir voulu souligner qu'il faudrait davantage se concentrer sur l'avenir que de s'attarder sur le passé. "Nous devrions pouvoir discuter ouvertement de sujets douloureux", a-t-il fait valoir.

Kasper Rørsted, le patron d'Adidas, n'a pas souhaité réagir aux dires du chanteur dans un premier temps. Il a cependant finalement pris position en affirmant qu'il s'agissait "de remarques que nous ne pouvons évidemment pas soutenir", ajoutant vouloir s'entretenir avec le natif de Chicago. La rupture de son contrat ne serait en tout cas pas encore à l'ordre du jour.

Le chef d'entreprise a ensuite affirmé que Kanye West était un élément important de la stratégie d'Adidas. La ligne Yeezy est ainsi censée accorder plus de cachet à la marque aux trois bandes. Les ventes restent modestes, les chaussures n'étant disponibles qu'en quantités limitées.

Le premier trimestre de l'équipementier sportif s'inscrit par ailleurs dans le vert. Les ventes ont progressé de 1,9%, et le chiffre d'affaires aurait augmenté de quelque 10% si le dollar n'affichait pas une forme aussi mollassonne. Les bénéfices ont quant à eux bondi d'un cinquième pour atteindre 540 millions d'euros.