People Angelina Jolie est dévastée par la détresse des habitants de Mossoul, en Irak, un an après la libération de leur ville.

Pendant que le monde entier a les yeux tournés vers un ballon rond qui n’arrête pas de gigoter en Russie, Angelina Jolie, elle, tente de remettre au cœur de l’actualité des situations nettement plus préoccupantes. Un an après la libération de Mossoul, en Irak, elle s’est rendue sur place en tant qu’ambassadrice spéciale des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Et son constat est alarmant.

"C’est la pire dévastation que j’ai vue de toutes mes années au sein du HCR, explique-t-elle dans une vidéo. Ces gens ont tout perdu, et le traumatisme et les pertes qu’ils ont subies sont sans précédent. Ils vivent ici seuls et n’ont que très peu de soutien. Ils se reconstruisent à mains nues, ils bougent les pierres à mains nues. Il y a encore des corps dans les décombres. Certains ont des membres de leur famille ici, et ne peuvent pas les déplacer."

Et même si elle rêve d’une amélioration rapide de la situation, l’optimisme n’est manifestement pas trop de mise. "J’espère que cette année, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés (le 20 juin, NdlR), nous allons trouver la force d’avancer vers une nouvelle ère de prévention des conflits et de réduction de l’instabilité, plutôt que d’agir simplement sur leurs conséquences. Quand le HCR en Syrie n’a obtenu que 50 % des fonds requis et seulement 17 % cette année, cela a des conséquences humaines terribles. Il ne faut pas se faire d’illusions."

Le monde ne s’arrête pas de tourner pendant la Coupe du Monde. Hélas, parfois.