People Anne Ruwet commentera quotidiennement l’Euro 2016 sur le plateau du RTL Info 19 heures RTL Info 19 heures Tous les jours 19.00.

L’Euro 2016 voit la vie en rose cette année sur RTL-TVi. En effet, alors que certaines chaînes misent tout sur leurs présentateurs vedettes masculins, la chaîne privée belge a choisi la journaliste Anne Ruwet pour incarner le visage RTL du championnat européen. Ce qui nous laisse présager que cet Euro 2016 sera d’autant plus rayonnant…

Celle qui commente l’Europa League sur Club RTL présentera, à partir de ce mardi 7 juin, une page quotidienne consacrée à l’Euro 2016 sur le plateau du RTL Info 19 heures. Une nouvelle expérience pour la Liégeoise qui, en tant que passionnée de football, attend le début des festivités avec impatience : "Je suis très contente d’avoir été choisie car c’est une manière différente pour moi de pouvoir parler de l’Euro. Je parlerai à un public plus généraliste et devrai essayer de toucher un maximum de personnes. Le côté humain de l’Euro sera donc davantage mis en valeur. C’est un beau défi", explique Anne Ruwet qui nous livre ses pronostics pour la finale du 10 juillet : "Même s’ils ont un problème défensif, je dirais que la France a ses chances. Maintenant, il y a toujours les adversaires connus comme l’Allemagne ou l’Espagne. Ce sont des équipes qui ont l’expérience des compétitions et des tournois. Mon pronostic final : France - Allemagne et la Belgique en quart de finale."

Que pensez-vous de notre équipe nationale belge ?

"Je trouve qu’on a une réserve magnifique, des talents incroyables. Il y a cependant un petit bémol : la défense qui pose un peu problème. C’est là où le bât blesse. Mais l’enthousiasme est là et je suis impatiente de voir les Diables jouer !"

Les Diables qui rencontreront l’équipe d’Italie lors de leur premier face-à-face, le lundi 13 juin…

"Je pense que c’est bien de démarrer par le gros morceau. On rentre directement dans le vif du sujet. Belgique - Italie va être un super beau rendez-vous. Il y a beaucoup d’Italiens en Belgique donc ça va être la grosse fête. C’est un bon test car on a battu les Italiens en match amical il n’y a pas longtemps. Le match du 13 juin est un match de compétition donc je crois qu’on ne va pas rigoler…"

Pour rester dans l’actualité… Une réaction sur la victoire du Real Madrid, le 28 mai dernier, lors de la finale de la Ligue des Champions ?

"Même si je tire mon chapeau au Real Madrid, il y a une petite déception parce que la finale était, en quelque sorte, le remake d’il y a deux ans. Dans le cœur des Belges, l’Atlético avait peut-être beaucoup plus d’importance puisque le Belge Yannick Carrasco fait partie de l’équipe et a d’ailleurs marqué un but lors de cette finale. Ça aurait été bien qu’un Belge brandisse la Coupe pour que la Ligue des Champions se finisse en beauté."

Une journaliste femme spécialisée en football, on n’en croise pas tous les jours… Comment avez-vous su que vous vouliez devenir journaliste sportif ?

"Depuis que je suis petite, j’ai toujours été voir des matches. J’ai toujours voulu faire du journalisme pour travailler dans le foot. C’était mon objectif premier. Si je n’avais pas réussi dans le football, j’aurais fait un tout autre métier parce que je ne voyais ce côté journalistique qu’à travers le foot. C’est la seule chose dont je sais vraiment parler avec cœur et enthousiasme."

Vous adorez le foot, mais vous n’avez jamais pratiqué ce sport…

"Non. (rires) J’ai toujours fait du sport comme de la zumba ou de la course à pieds mais jamais de sports collectifs avec ballon. Ça ne m’a jamais attirée. Le football est une passion que je n’ai pas besoin de pratiquer, mais que je vis à travers des matches."

Avez-vous eu du mal à vous faire une place dans un domaine occupé en majorité par des hommes ?

"Au départ, je me demandais comment cela allait être pris. La veille de ma première émission, un supporter m’a dit : Je n’ai pas envie que vous présentiez l’émission. Une femme ne doit pas présenter une émission de football. Je lui réponds de me laisser au moins ma chance de prouver le contraire et je lui ai proposé de s’écrire le lendemain pour faire un débriefing. Finalement, la personne en question m’a écrit qu’il s’excusait, qu’il avait des a priori mais que ça avait été un plaisir pour lui de passer cette soirée foot sur Club RTL. Il y a de moins en moins d’a priori et heureusement !" (rires)

Comment qualifieriez-vous votre relation avec votre collègue Stéphane Pauwels ?

"Stéphane, c’est mon parrain. Il fait partie de mes piliers, comme Jean-Marc Ghéraille d’ailleurs. C’est Stéphane qui m’avait proposé de rejoindre son équipe, il y a quatre ans, car il voulait une présence féminine sur le plateau. Je lui dois donc ma place. On a un lien particulier car je sais qu’il me soutient et m’encourage. Et, s’il me taquine sur le plateau, c’est justement parce qu’on s’entend bien."

Vous vous intéressez au foot, mais vous êtes tout de même très coquette…

"Je pense qu’il ne faut pas faire de généralités. Le football, c’est mon seul côté masculin ! (rires) Il y a vraiment moyen de scinder les deux. Il n’y a qu’à regarder les joueuses de football : elles sont de plus en plus féminines. Je pense qu’aujourd’hui, ce cliché n’a plus de valeur."

Pensez-vous que le fait qu’une femme présente le football à la télévision attire de plus en plus de femmes devant ce genre de rendez-vous ?

"Non seulement je pense que le football attire de plus en plus de femmes mais je pense également que de plus en plus de femmes veulent devenir journalistes dans le domaine du sport. Pas mal de filles m’écrivent sur les réseaux sociaux en me demandant des conseils. Je ne sais pas si cela a un lien avec ma présence sur RTL, mais ça me motive à continuer sur cette voie et ça me permet de me rendre compte de la chance que j’ai de faire ce métier."

Lors d’une soirée entre amis, vous êtes plutôt du genre à vous installer devant le téléviseur pour suivre le match de foot avec les hommes ou à papoter avec les femmes ?

"Depuis toute petite, dans la cour de récréation, je m’orientais davantage vers les discussions de mecs parce que j’aimais bien parler de foot. Quand on a une passion, c’est la chose dont on a envie de parler du matin au soir. Alors que ma sœur est, par exemple, plus branchée magazines de filles. Moi, je me dirige plutôt vers les magazines de foot."

Un homme doit obligatoirement être intéressé par le football pour vous plaire ?

"Non, pas forcément. Mon ancien compagnon n’appréciait pas le foot. Je devais lui réexpliquer les bases et je trouvais ça plutôt drôle et pas embêtant du tout. Je pense justement qu’une fois à la maison, on a envie de déconnecter et parler d’autre chose. Ce n’est vraiment pas le critère qui me ferait tomber amoureuse d’une personne." (rires)

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