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Elle n'élude aucune question, parle des femmes, de son statut mais aussi largement d'elle-même et d'Emmanuel Macron dont elle dit notamment : "Si je n'avais pas fait ce choix, je serais passée à côté de ma vie."


Brigitte Macron sort de sa réserve et pour les 100 jours de présidence de son mari, elle a accepté de répondre à une longue interview pour le magazine français "Elle". Elle y aborde son statut de Première Dame mais aussi son histoire d'amour hors normes avec Emmanuel Macron. L'entretien s'est déroulé le 26 juillet dernier à l'Elysée durant un long déjeuner de 1h45 auquel étaient conviées Erin Doherty, la directrice de la rédaction et Olivia de Lamberterie, journaliste et éditorialiste du magazine féminin. L'article paraît demain, vendredi 18 août en France.

Brigitte Macron n'a "esquivé aucune question", en dit encore la directrice du "Elle".

L'épouse du président semble toujours à l'aise et toujours très elle-même depuis son arrivée à l'Elysée. On commente de partout ses actions, ses tenues, ses regards, ses sourires. Elle, ne dit rien et continue à soutenir son mari. D'après Erin Doherty d'ailleurs, Brigitte Macron est est "obsédée par l’idée de ne pas nuire à l’image d’Emmanuel Macron."


Une polémique qui l'a touchée

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Pour la première fois, Mme Macron a donc abordé sa place à l"Elysée, suite à la polémique sur la proposition d'un statut officiel de Première Dame qui ne verra finalement pas le jour, remplacé par une charte de transparence. Un point important qui lui tenait à coeur car "cette polémique l'a atteinte", d'après Erin Doherty qui s'est confiée sur les coulisses à BFMTV." On y apprend aussi que "Première Dame" qui vient de l'appellation américaine "First Lady" est un terme qu'elle n'aime pas vraiment et "qu'elle ne revendique pas, même si la fonction en tant que telle lui tient beaucoup à coeur".

Une histoire personnelle hors normes mais "pas transgressive"

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Abordant son histoire avec Emmanuel Macron, elle n'omet rien : les commérages, la différence d'âge, l'aventure insensée que cela a pu représenter. Elle reconnaît aussi qu'elle a mal vécu les attaques très dures, calomieuses, misogynes, sexistes reçues durant la campagne. "Mais j'ai fini par me dire : 'Bon, tu les vis mal, mais tu te tais.' Après, ça passe."

Le grand chamboulement qui a suivi sa séparation d'avec le père de ses enfants pour aller rejoindre Emmanuel Macron est encore présent dans son esprit : "On n'a pas tout cassé même si on a brisé des choses forcément. De toute façon, les séparations font toujours des dégâts. Les enfants souffrent souvent. Je sais que j'ai fait du mal à mes enfants, et c'est la chose que je me reproche le plus. Mais je ne pouvais pas ne pas le faire."

Le magazine Elle l'annonce en teasing : le seul défaut qu'elle reconnaisse à son mari est "qu'il est plus jeune" qu'elle comme elle le dit avec humour. Mais de tout cela, elle n'a aucun regret, juste une grande franchise : "Bien sûr, on petit-déjeune, moi avec mes rides, lui avec sa fraîcheur, mais c'est comme ça. Si je n'avais pas fait ce choix, je serais passée à côté de ma vie."

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Le drame de sa vie

Une vie qui ne l'a pas épargnée : lors de cette longue interview, elle revient sur le drame qui a bouleversé sa famille. Alors que Brigitte n'avait que 8 ans, sa grande soeur qui attendait un enfant est décédée suite à un accident de voiture. Elle confie ainsi au magazine : "J’étais la dernière d’une fratrie de six enfants. Ma grande sœur s’est tuée dans un acci­dent de voiture, avec son mari, et l’en­fant qu’elle portait. J’avais 8 ans. Elle est avec moi, tous les jours de ma vie. » Un an plus tard, c’est une de ses nièces alors âgée de six ans qui dispa­raît. « Et ma grand-mère me disait : « Mais pourquoi ce n’est pas moi ? » C’est là qu’on comprend qu’il n’y a pas d’ordre des choses. »