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BRUXELLES De passage hier à Bruxelles pour la promotion de son nouveau film, Le code a changé (attendu dans les salles le 18 février), Patrick Bruel, manches de son pull noir retroussées et sourire avenant, a défendu son partenaire dans la comédie de Danièle Thompson, Dany Boon (qui, lui, débarque dans notre capitale aujourd'hui...), snobé par les Césars avec ses Ch'tis.

"Cela va tellement vite du cœur de l'artiste au public que cela passe au-dessus de certaines personnes de la profession, des médias, de gens qui pourraient par moments avoir l'élégance de saluer quelque chose qui leur a échappé. 23 millions d'entrées et une seule nomination aux Césars, ce n'est pas bien. C'est juste humiliant. Con, surtout quand il va à l'étranger, parce que le film marche partout dans le monde et qu'on lui demande : Qu'est-ce qui se passe chez vous ? "

Et de comparer avec sa propre expérience : "Lui, il vit ce que je vivais l'année dernière avec Un secret, qui avait des critiques dithyrambiques à Londres, New York, partout, et je faisais la promotion du film, onze fois nominé aux Césars. J'avais le rôle principal et la seule nomination qui manquait, c'était la mienne. Tout le monde me demandait ce que je leur avais fait pour ça... Vous savez, un jour Coluche m'a dit une phrase : Tu ne voudrais pas en plus qu'ils t'aiment..."

Et il se met à rire. Le seul sujet qui ne semble pas l'avoir inspiré, finalement, c'est la cinquantaine dans laquelle il entrera le 14 mai prochain...



© La Dernière Heure 2009