People L'actrice habituée du festival revient sur ses expériences Cannes. Et on ne peut pas dire qu'elle en garde des souvenirs émerveillés... ils seraient même plutôt étonnants !

Le Festival de Cannes ne débute que mercredi, mais c’est déjà l’effervescence sur la Croisette. Dame, 70 ans, cela se fête. Et chacun y va donc de ses petits souvenirs plus ou moins captivants relatifs à la plus grande manifestation cinématographique au monde.

Dans ce registre, Isabelle Adjani, qui n’a pas laissé que de grands souvenirs aux photographes qui mitraillent le tapis rouge (ils avaient tous déposé leur appareil lors de sa montée des marches en 1983, pour protester contre son boycott du photocall), a frappé fort lors d’une interview au Journal du Dimanche. Le premier mot qui lui vient à l’esprit quand elle pense à Cannes ? “Ce serait plutôt une formule, empruntée à Padam, une superbe chanson de Benjamin Biolay : Orgie haut de gamme. Cannes, c’est un enchevêtrement fébrile de corps et d’émotions en tenue de soirée. Dans l’agitation en mode téléréalité de ces dernières années, personne ne semble dans son état normal. Et puis, soudain, tout s’arrête : le matin qui suit la clôture, la Croisette et le Palais des festivals sont aussi déserts et désolés que dans un film d’Antonioni.”

Plus étonnante encore, l’anecdote vécue dans sa chambre d’hôtel : “L’année de La Reine Margot, j’ai été réveillée une nuit en sursaut. Un homme se tenait debout, rigolard, devant mon lit : c’était cet inoubliable fêtard de Jean-François Bizot. J’étais ahurie, et hop !, tel Peter Pan, il s’est envolé de ma chambre ! C’est le genre de moments surréels qui arrivent pendant le Festival… Il n’y a rien de choquant à Cannes, car tout est choc là-bas. Un soir de 1997, les Spice Girls étaient en concert sur la Croisette et faisaient un boucan d’enfer sous ma fenêtre du Majestic. Béatrice Dalle, que j’adore, leur a crié de se taire en les traitant de putes, c’était drôle !”