People Porto Rico, protectorat américain dans la mer des Caraïbes, avait déjà remporté à quatre reprises le titre, en 1970, 1985, 1993 et 2001

LOS ANGELES Porto Rico a remporté dimanche le concours de Miss Univers pour la cinquième fois de son histoire grâce à la brune Zuleyka Rivera, une étudiante et mannequin de 18 ans qui était la plus jeune des 86 candidates lors de l’édition 2006 de la cérémonie à Los Angeles.

«La vérité, c’est que je n’arrive pas encore à y croire », a affirmé, visiblement bouleversée, cette beauté surnaturelle d’1,75 mètre aux yeux en amande.

Etudiante et mannequin, elle a pris l’avantage sur quatre autres finalistes, dont la Japonaise Kurara Chibana, qui figurait parmi les grandes favorites mais n’est que première dauphine.

Cette étudiante en journalisme avait fait forte impression lors des préparatifs de la cérémonie en répondant aux questions aussi bien en français, en espagnol ou en anglais, outre sa langue natale.

La Suissesse Lauriane Gilliéron, la Paraguayenne Lourdes Arevalos et l’Américaine Tara Conner ont elles aussi pu espérer jusqu’au bout succéder à Natalie Glebova, une Canadienne d’origine russe élue Miss Univers en 2005 à Bangkok.

Quatre-vingt six candidates représentant autant de pays ou de territoires étaient en lice lors de cette cérémonie retransmise dans le monde entier et dont les organisateurs espéraient 600 millions de téléspectateurs.

Porto Rico, protectorat américain dans la mer des Caraïbes, avait déjà remporté à quatre reprises le titre, en 1970, 1985, 1993 et 2001. L’île est désormais deuxième au nombre de couronnes derrière les Etats-Unis (sept) et devant le Venezuela (quatre).

La candidate de ce dernier pays, où la compétition rivalise avec le Mondial de football en termes d’audiences télévisées, n’a pas franchi le stade des demi-finales, quand les aspirantes Miss Univers ont été réduites à 20.

Miss France, Alexandra Rosenfeld, n’a pas non plus été sélectionnée pour les demi-finales. La France a remporté le concours à une seule reprise, en 1953.

Il s’agissait de la 55e édition de la compétition, aujourd’hui organisée par le magnat de l’immobilier Donald Trump et la chaîne de télévision américaine NBC.

La cérémonie de près de trois heures, diffusée en direct, se tenait dans le «Shrine auditorium », une salle de spectacles de 6.300 places au centre de Los Angeles, ancien écrin des Oscars dans les années 80 et 90. Les spectateurs avaient déboursé pour certains plus de 100 dollars pour s’y installer.

Si ce genre de concours de beauté est très suivi en Asie, en Amérique du sud et dans la zone caraïbe, ce n’est pas vraiment le cas aux Etats-Unis, où la cérémonie revenait cette année après huit ans.

La désignation de Mlle Rivera est d’ailleurs tombée à pic pour les organisateurs qui visaient un public hispanique avec les présentateurs de la soirée, eux-mêmes originaires de Porto Rico.
Stars dans leur pays, ils étaient inconnus du grand public anglophone.

L’actrice Bo Derek figurait parmi les membres du jury, aux côtés d’anciennes Miss, d’acteurs de feuilletons télévisés, de participants à des émissions de télévision-réalité et de sportifs à la retraite.

L’heureuse élue va recevoir de nombreux cadeaux, dont un diadème orné de diamants et de perles d’une valeur de 250.000 dollars. Elle va désormais mettre sa nouvelle renommée au service de missions humanitaires, notamment la lutte contre le sida.

Une concurrence oppose depuis un demi-siècle l’organisation de Miss Univers à celle de Miss Monde, fondée en Grande-Bretagne et dont l’édition 2006 se tiendra fin septembre en Pologne.