People L’un des couples les plus glamours de la RTBF nous a donné rendez-vous à la Brasserie Curtius, là où il a célébré son mariage il y a tout juste un an .

Il est mordu de football, elle, d’Histoire. Il adore la bière, elle ne boit que du Coca. Certains détails séparent peut-être Elodie de Sélys (Retour aux sources) et Benjamin Deceuninck (La Tribune), l’un des couples vedettes de la télévision publique belge, et pourtant ces deux-là, complices comme jamais, ne savent plus se passer l’un de l’autre.

Pratiquement un an jour pour jour après leur mariage, les deux journalistes sont retournés dans les jardins de la Brasserie Curtius à Liège, là où ils se sont dit "oui". "Ce lieu, c’est un peu notre repère, même si d’autres personnes voient davantage cet endroit comme un lieu de sortie. Nous, on y revient souvent car on s’y sent bien. On est d’ailleurs venu ici pour la Saint-Valentin", explique Benjamin Deceuninck qui en a profité pour refaire le stock de sa bière liégeoise préférée. "Ça nous rappelle de bons souvenirs, en effet", ajoute Elodie de Sélys qui se souvient d’un mariage sous le soleil brûlant : "Il y avait pratiquement 40°, le jour de notre mariage ! Il faisait étouffant !"

Que comptez-vous faire pour votre premier anniversaire de mariage ?

Elodie de Sélys : "On va dire qu’avec l’Euro, notre premier anniversaire de mariage va être assez simple. On s’envolera en famille pour la Toscane après le championnat. Ce sera l’occasion de se reposer un peu et de profiter de la Dolce Vita pendant deux semaines."

Benjamin Deceuninck : "Ça va vraiment nous faire du bien. Il faut dire que depuis qu’on est ensemble, on a jamais pris le temps de se poser. On s’accorde quelques jours, voire une semaine de congés de temps en temps, mais on n’a jamais profité de vraies vacances. Cette fois-ci, c’est la bonne !"

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Est-ce un avantage de partager le même lieu de travail, selon vous ?

Benjamin : "Oui car on a nos petites habitudes. On travaille au même endroit, mais on n’est pas l’un sur l’autre en permanence."

Elodie : "C’est également un avantage pour tous les à-côtés comme les soirées de travail, par exemple. On travaille dans des ailes différentes donc on ne se croise que très rarement. La RTBF est bien grande donc si on est en dispute, on est bien éloigné aussi." (rires)

C’est d’ailleurs grâce à la RTBF qu’est née votre histoire d’amour…

Elodie : "Je ne me rappelle plus exactement comment s’est déroulée notre première rencontre. Je suppose que ce n’était pas un coup de foudre. On était collègues, ensuite on est devenus amis. Et, les choses se sont faites petit à petit."

Benjamin : "Je ne me rappelle pas non plus de notre première rencontre, mais je sais que le courant est vite passé. On faisait partie d’une bande de notre génération avec Adrien Devyver, Nicolas Gillard, Cathy Immelen, etc."

Comment avez-vous réagi lorsque les médias ont dévoilé votre relation naissante ?

Benjamin : "Assez mal. Ça nous a fortement dérangés car, quand c’est sorti, nos enfants n’étaient pas encore au courant. On était peut-être ensemble depuis deux semaines donc c’était un peu difficile à gérer. On n’a pas eu le temps de se retourner. On a dû appeler nos parents pour qu’ils n’apprennent pas la nouvelle à travers les médias. Le journal qui a dévoilé notre histoire a même mis un photomontage de nous en Une, comme si on avait posé pour eux. C’était vraiment décevant."

Toute cette starification qui entoure les animateurs et journalistes de télévision belge vous dérange-t-elle ?

Elodie : "C’est de la pseudo-starification. Ça ne nous dérange pas de parler de nous, quand ça a un rapport avec le travail. Je ne crois pas que les personnalités de la télévision belge intéressent vraiment les Belges."

Benjamin : "On n’est pas habitué à ce genre de pratique en Belgique. Cela ressemble plus aux pratiques de la presse anglo-saxonne. Les magazines people en Belgique sont souvent plus light. On est loin de se considérer comme des stars ou comme étant des personnes à part."

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On imagine que l’Euro bouscule vos habitudes…

Benjamin : "C’est vrai que l’Euro m’accapare énormément. Mais, c’est un rythme auquel on est habitué depuis quelques années. En temps normal, je suis également absent trois soirs par semaine pour le boulot, donc ça ne change pas notre quotidien du tout au tout. C’était d’ailleurs une volonté d’animer l’Euro et les JO de Bruxelles. Je peux, de la sorte, être plus présent pour mes enfants."

Elodie : "L’Euro tombe bien parce que, comme chaque année, c’est une période plus calme. Les émissions sont pratiquement toutes en boîte. C’est donc parfait au niveau timing. Je peux lever le pied et m’occuper des enfants. Puis, si j’ai envie de le voir, je peux toujours le croiser à la RTBF…"

Vous aviez hâte de commencer la grande aventure avec Studio Bleu Blanc Mag , Benjamin ?

"Évidemment ! Ça fait tellement longtemps que l’on travaille sur cette émission que j’étais impatient d’entrer dans le vif du sujet. Ce qui est intéressant dans cette émission, c’est qu’elle est composée de deux parties plus magazine qui encadre le JT. On sort donc un peu de l’analyse football pure et dure qui pourrait en déranger certains. Il y a ainsi un certain équilibre."

Que pensez-vous de notre équipe nationale ? Êtes-vous déçus de son premier match face à l’Italie ?

Benjamin : "On ne va pas se voiler la face. On a reçu une petite claque. L’Italie nous a donné une bonne leçon… Sur le coup, on a été très déçus, mais on reste positif. Personnellement, je n’ai pas reconnu plusieurs joueurs lors de cette rencontre. Il y avait un manque de lucidité flagrant par rapport à ce qu’allait faire l’adversaire, en l’occurrence l’Italie. Toutes les leçons données auparavant n’ont visiblement pas été retenues. Les joueurs n’étaient pas à la hauteur, c’est un fait. L’Italie a clairement mérité cette victoire."

Elodie : "Moi, je n’y connais rien en football, mais j’aime soutenir les sportifs belges en général. Ce que je peux dire, c’est que les matches des Diables Rouges avant l’Euro ne nous ont pas fait rêver et celui-ci non plus. C’est clair que c’est toujours un peu décevant… Je suis plutôt triste pour mes enfants qui adorent les Diables Rouges. C’est d’ailleurs pour ça que, même si je ne comprends rien au football, je m’obstine à défendre les joueurs belges. Tout ce que je sais du football, c’est que le ballon doit aller dans le but des deux côtés du terrain." (rires)

"Je vois toujours la Belgique en finale"

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En tant que grand amateur de football, vous en pratiquez vous-même Benjamin ?

Benjamin : "Oui mais de moins en moins car les blessures s’accumulent. Si Elodie s’y met aussi, ce serait la révélation de l’année ! Vous savez, le football féminin est d’ailleurs en pleine expansion…"

Les enfants sont-ils également fans de football ?

Benjamin : "Quand même, oui ! Les Diables Rouges ont du succès à la maison, surtout chez les plus grands. Ils s’intéressent et aiment les suivre à la télévision. Ils adorent Chelsea parce qu’il y a Eden Hazard."

Elodie : "Ils aiment aussi les chroniqueurs de Studio Bleu Blanc Mag comme Kiki l’innocent, Jérôme de Warzée ou encore Guillermo Guiz."

Vous êtes des parents plutôt stricts ou cool ?

Benjamin : "Moi, je suis un strict-cool. (rires) J’aime déconner avec les enfants, mais j’aime aussi que les choses soient rapidement faites quand je leur demande. J’ai horreur de répéter deux fois la même chose. Elodie est, par contre, plus angoissée que moi…"

Elodie : "Oui, c’est vrai. Mais, au niveau de l’éducation, on est sur la même longueur d’ondes. On a la chance d’avoir des enfants sympas qui s’entendent très bien entre eux, mêmes si on est une famille recomposée. Ce qui est drôle, c’est que mon fils aîné commence à prendre les mimiques de ses grandes sœurs, les filles de Benjamin. Ce sont comme des modèles pour lui."

Plus envie de pouponner à nouveau ?

Benjamin : (rires) "Je pense qu’on va s’arrêter là. On a déjà une belle grande famille et on veut pouvoir donner autant d’attention à chacun de nos enfants. Pour le moment, on est donc très bien comme ça."

Elodie : "Oui, je partage la façon de penser de Benjamin. On est déjà sept à la maison. Imaginez-vous un enfant en plus. On devra revendre notre voiture et acheter un bus !" (rires)

Benjamin, ce samedi 25 juin, vous fêterez votre 39e anniversaire. Plus qu’un an et vous franchirez le cap de la quarantaine. Cela vous effraie-t-il ?

Benjamin : (rires) "J’ai encore douze mois pour m’y préparer. C’est toujours spécial de passer une dizaine. Si je regarde ça avec mes yeux d’enfants de l’époque, on peut évidemment dire que c’est vieux. Je me dis tout doucement que je suis adulte. Mais, ça ne me déprime pas. Je prends simplement conscience que le temps file et je n’ai qu’une chose à dire : profitons-en !"

Un pronostic pour la finale pour clôturer l’interview ?

Benjamin : "Je vois toujours la France face à la Belgique en finale. On a une bonne équipe composée de joueurs de talent et bien éduqués par rapport à d’autres. Il y a toujours moyen d’y arriver. Je ne désespère pas !"

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