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Lou a décidé de reformer, après trente ans, le Two Men Sound

BRUXELLES Lou sans ses Hollywood Bananas ? C'est ce que le chanteur de Lessines annonce ! Après très exactement trente ans de spectaculaire collaboration, un gala programmé en fin septembre, chez lui, à Deux Acres, doit être le dernier de Lou et de ses Hollywood Bananas. "Il y aura toujours des filles dans mes spectacles. Mais c'est le concept qui ne sera plus le même. Mon intention surtout était de reformer, trente ans après, le groupe avec lequel je me suis fait un nom : Two Men Sound."

À l'origine, comme son nom l'indique, il s'agissait d'un duo. Lou et l'âme du Wallace Collection, Sylvain Van Holme. Auquel Pipou s'est rajouté par la suite. "J'ai donné, pendant toutes ces années, des galas où je chantais réellement, bien sûr, mais accompagné par des musiques enregistrées sur bandes. C'est ça que je n'avais plus envie de faire. Je me suis toujours considéré comme un chanteur live et, avec Sylvain et Pipou, au moins, je serai entouré de vrais musiciens. Ce qui n'exclut pas la participation de filles autour de nous."

Le Lou de 1978 reste évidemment celui de 2008. Les Hollywood Bananas d'alors ne sont, par contre, pas celles d'aujourd'hui : "Au total, il y en a eu une quarantaine. Et quelques-unes sont devenues célèbres. Viktor Laslo, notamment. Virginie Svenson aussi, avec d'être kidnappée par Jacques Mercier et son Jeu du Dictionnaire. Nathalie Lavigne, l'épouse du regretté Philippe Laumont, a été une des Hollywood les plus appréciées. Mais la plus représentative restera sans aucun doute Helena Lemkotich. Quand elle était sur scène, il y avait plus de monde de son côté que du mien. Cela dit, c'était assez vrai pour toutes..."

Parmi les Hollywood Bananas, il y eut même un certain... Jean-Claude Van Damme. "On avait tenté un spectacle avec un côté plus sado maso et j'avais engagé un culturiste. Un jour, il n'a pas pu venir et il s'est fait remplacer par un copain à lui, encore tout à fait inconnu. C'était Jean-Claude Van Damme. Qui huilait son corps et nous faisait le grand écart."

Chanter entouré de jolies filles n'est pas toujours un exercice facile. "Les gens viennent pour elles plus que pour moi. Quand vous avez une assistance qui est là depuis des heures, avec des tas de types qui ont un verre dans le nez, les réflexions volent très bas. Je me souviens d'un spectacle pour les étudiants, à Louvain. Eux étaient là pour le chambard. Avec nous sur scène, ils étaient bien tombés. Le problème, c'est que j'avais un copain américain qui enregistrait de nouvelles chansons dans un studio à Ohain et qui m'avait demandé à profiter de mon spectacle pour tester deux chansons en public. Il était venu et il avait chanté accompagné par une bande et en me demandant surtout de ne pas l'annoncer. C'était Marvin Gaye ! Les types, qui étaient là pour les filles, le chahutaient. J'ai dû prendre le micro, expliquer à ces gars qu'ils avaient devant eux un des plus grands chanteurs de rhythm'n'blues du monde. J'ai menacé de faire partir les filles s'ils ne l'acclamaient pas. Ils ont fini par l'applaudir et Marvin Gaye, qui n'a rien compris à ce qui se passait, est reparti tout heureux."

Cette anecdote, Lou la racontera dans une version complétée - pour le marché français - de son livre Ça plane pour moi qui sortira en septembre.



© La Dernière Heure 2008