People Julie Taton, Namuroise d’origine, et Bérénice, Namuroise d’adoption, nous racontent comment elles vivent la musique, la fête et le folklore ce week-end à Namur

Interview croisée de Julie Taton, trentenaire et Namuroise expatriée en région bruxelloise et Bérénice, quadra bruxelloise installée à Namur depuis une dizaine d’années, alors que les Wallos (c’est comme ça qu’on les appelle à Namur) battent leur plein ce week-end.

Quel souvenir gardez-vous des fêtes de Wallonie ?

Julie : "Comme je suis jamboise d’origine, je suis née dans les fêtes de Wallonie. Quand j’ai été en âge de sortir seule, j’en ai bien profité, surtout le lundi des Namurois. Bon, quand on est jeune, on n’y va pas en premier pour le côté folklore et patrimoine, mais ça reste des repères très importants. Le samedi après midi ou le dimanche, c’était familial, on allait manger un bout en ville. Pour le côté festif, j’allais faire la route du péket par exemple."

Une explication pour nos lecteurs qui ne sont pas du coin ?

Julie : "Oh là là! je ne me souviens pas de tout ! L’idée, c’est qu’on se retrouve à des endroits stratégiques de l’histoire de Namur et qu’on boit à chaque fois un petit verre de péket. Le truc, c’est qu’il y a plein d’arrêts et qu’à la fin, on ne sait plus comment on s’appelle !"

Bérénice : "Moi, je n’ai encore jamais fait les fêtes de Wallonie en entier comme Julie. J’ai commencé grâce à Bel RTL puisqu’on présentait des podiums. Comme je suis d’origine bruxelloise avec une maman française, je n’ai pas d’attache particulière avec un folklore, mais je trouve ça très bien. Par exemple, Jean-Michel Zecca m’a fait découvrir les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse qui véhiculent beaucoup de valeurs."

Vous allez passer par Namur ce week-end ?

Bérénice : "Mes enfants sont nés à Namur donc namurois et je me sens de plus en plus namuroise avec le temps. Mes amis disent qu’il faut venir le dimanche après midi pour les enfants et le combat des échasseurs.

Julie : "Quand j’étais petite, j’étais impressionnée par le combat des échasseurs. Et j’étais contente de signer la pétition pour l’Unesco avec Bérénice quand on a tourné le spot publicitaire pour les Wallos à Namur. Je vais essayer de passer au moins un après-midi."

Vous ferez le lundi des Namurois ?

Bérénice : "J’aimerais bien cette année. Je n’ai jamais osé jusqu’ici. Mais il paraît qu’on ne peut que tomber sur des gens qu’on connaît. On m’a dit que d’office tu rencontres quelqu’un que tu connais. Mais il faut prévoir un pince-nez…"

Julie : "Bah! les effluves du week-end, ça ne te dérangera que si tu n’y vas que le lundi. Il faut faire la fête le samedi et le dimanche et ça passe comme une lettre à la poste."

Bérénice : "On va faire ça alors. Ça me tente bien cette année."


"Ca existe vraiment, le péket couille de singe ?"

Si l’escargot est le symbole de la ville de Namur, il existe d’autres spécialités qu’on ne sort qu’une fois par an...

Coté péket, vous situez-vous du côté des nouveautés ou des classiques ?

Bérénice : "À l’évocation des goûts - cuberdon, spéculoos -, j’ai mal à la tête."

Julie : "Le péket pur, c’est un peu dur. Le Schtroumf m’a été fatal une année. Il y a le péket couille de singe aussi."

Bérénice : Quoi ? Ça existe vraiment le péket couille de singe ?

Julie : "Tu ne connais pas ce bonbon tout rose qui pique tellement il est sur en bouche. J’adorais ça quand j’étais gamine."

Vous ne vous êtes pas croisées à Namur ?

Julie : "Moi, je suis partie à 19 ans, tu es arrivée quand ?"

Bérénice : "Il y a dix ans."

Julie : "Ah! oui, on s’est loupées. Par contre, pour le clip de promotion des fêtes de Wallonie, on est montées sur les échasses des échasseurs. La scène a été immortalisée sur leur Facebook d’ailleurs."

Vous remarquez des grosses différences entre Namur et Bruxelles, voire Paris ?

Bérénice : "Dans les expressions, ça peut être marrant. Par exemple, quand je suis arrivée à Namur, je ne comprenais pas quand on me demandait : ça te va ? Sinon, j’ai l’impression d’être en vacances tout le temps. Le cadre est quand même exceptionnel avec la Citadelle, la Meuse, le paysage depuis les hauteurs, ces maisons en pierre du pays… Par rapport à ce que j’ai vécu à Bruxelles. J’aurais beaucoup de mal à y retourner même si je m’y plaisais bien à l’époque."

On dit que c’est une ville bourgeoise…

Julie : "Bof. Je trouve les gens très détendus, chaleureux de manière générale. Je ne le mesurais pas ça quand j’y étais. Pour moi, c’était normal de me balader en bord de Meuse. En habitant à Bruxelles, je me rends compte de la qualité de vie. Quand je reviens chez mes parents à Jambes, je me reconnecte. Ceci dit, je ne serais pas capable de revenir y vivre pour le moment. J’apprécie le fait de pouvoir aller manger tard le soir à Bruxelles par exemple."

Vous voyez la ville changer depuis dix ans ?

Julie : "Je vois des petits restaurants s’installer en bord de Meuse ou sur la Meuse et je trouve ça vraiment chouette. L’eau n’était pas assez utilisée et mise en valeur avant. Et en repassant il y a quelques jours, je me rends compte que la ville change beaucoup. Il faudra que je m’y attarde."

La province, c’est chouette alors ?

Bérénice : "Oui, et je tiens à ce côté bonjour et sourires. Je continue à être spontanée même quand je suis à Bruxelles où on ne connaît généralement pas son voisin."

Julie : "Moi aussi à Paris, les gens rigolent quand je dis merci à quelqu’un qui me cède le passage en voiture. Mais je continuerai, je m’en fous !"

Si vous deviez emporter une spécialité ?

Bérénice : "Les escargots."

Julie : "Les avisances (pain saucisse, NdlR) ."

Qu’allez-vous voir comme concert ?

Julie : "Casimir et Bernard Minet!"

Bérénice : "Boulevard des airs et Synapson."