People Julie Taton a trouvé une nouvelle organisation dans son train de vie d’enfer, entre Paris, pour Secret Story , et la Belgique, pour retrouver le plus souvent son fils et son mari. Nous avons suivi la jeune maman dans une de ses journées marathon.

En moyenne, elle fait deux allers-retours Bruxelles et Paris sur la semaine. "Le week-end, je le passe avec ma famille. Je repars le lundi matin et j’essaie de couper la semaine en deux. Je rentre donc le mardi ou le mercredi le soir à minuit. Je m’occupe le lendemain de mon petit bébé et je peux le déposer à la crèche. Ensuite je retourne sur Paris." Le quotidien de Julie Taton, c’est toute une gestion ! Qui ne s’arrête pas entre le cocon familial en Belgique et le boulot à Paris…

"Il y a RTL aussi, avec les chouettes projets que j’ai. Dont une autre émission à la fin du mois ( La décision , coanimée avec Thomas Van Hamme, NdlR) . après celle que je tourne actuellement, Les Belges, l’amour et le sexe (une émission où on balaie les idées préconçues sur le sujet, diffusée sur RTL le 20 octobre prochain)." Julie Taton, jeune maman, n’a pas envie de chômer, comme elle nous le confie. " J’aimerais bien avoir une émission toute seule au sein de RTL, quelque chose de régulier. Mais sans pour autant être bloquée, être coincée dans une routine. J’aime bouger et pouvoir accepter d’autres choses. Cette année, l’idée est aussi de profiter de Paris pour aller voir les gens et choper d’autres contrats. Là je suis un peu bloquée toute la semaine avec Secret , ce qui ne m’empêche pas de bosser les samedis et dimanches sur autre chose pour RTL… On s’organise, même si c’est très éprouvant. Mais on sait que ça ne dure que 3 mois. Et puis, je suis tous les jours à l’antenne, en direct, et c’est pas donné à tout le monde. C’est une chance !"

Vous êtes peu nombreux, parmi les animateurs belges, à pouvoir traverser la frontière télévisuelle… À la télé française, les places sont chères !

"C’est hyper difficile. Ça a énormément changé. En quelques années, je vois la différence ! Là, tu ne peux plus te dire qu’on va t’appeler pour ton talent. Aujourd’hui, il faut vraiment que tu te bouges, que tu ailles frapper aux portes, que tu montres que tu es là et que tu as envie de bosser. On est tellement nombreuses que ça passe par les connexions. C’est ça aussi que je veux rentabiliser en étant à Paris ces mois-ci… mais c’est compliqué en même temps parce que je rentre pour mon bébé. Mais je crois en la vie. Je suis confiante. Je me dis que si les choses se mettent comme ça, c’est qu’elles doivent se mettre comme ça. Je me sens en accord avec ce que je fais."

À 32 ans, vous pensez que vous avez aujourd’hui le bon âge pour toucher à toutes sortes d’émissions ?

"Oui, mais il ne faudrait pas que ça traîne ! (sourire) C’est clair que c’est maintenant, ça peut être la période charnière. Le temps passe vite aussi, les petites nouvelles vont être là aussi."

Vous avez le temps à Paris de voir autre chose que le plateau de Secret Story ?

"Je suis un peu en manque de culture ici ! Je suis allée au théâtre la semaine dernière à Paris et j’avais l’impression de revivre ! Avant l’émission, j’essaie d’aller au yoga aussi."

Vivre à Paris, vous ne l’avez jamais vraiment envisagé. Mais si les choses se concrétisaient davantage, vous feriez quoi pour éviter les allers-retours incessants ?

"C’est la question ! On en a parlé car j’ai reçu deux, trois propositions, ce n’est pas pour autant que ça va aboutir, mais ça m’a en tout cas mise face à la question : qu’est-ce qu’on fait ? On vient d’acheter une maison avec mon mari, on a le petit. Mon mari a déjà un fils de son côté aussi. C’est toute une organisation ! En gros, on s’est dit qu’on n’avait pas encore la réponse. Mon mari n’est pas fan à l’idée de s’installer à Paris car il y a déjà vécu et pour lui, c’est pas le cadre idéal pour un enfant. Là-dessus, je le rejoins. Par rapport à la qualité de vie, on s’est dit que peut-être on allait plus bouger. Garder notre maison à Bruxelles et aménager pour une famille l’appartement à Paris. Ça évitera la routine… chose que nous combattons activement tous les deux !" (rires)

Votre fils, Côme, est déjà venu vous voir sur le plateau de Secret Story ?

"Oui ! Et tout le monde l’adore. Il est tellement cool et tout sourire, on a fait les répétitions avec lui. Christophe (Beaugrand) l’a pris dans ses bras et ne voulait plus le lâcher ! Trop mignon ! "

Quand Côme est né, vous n’avez pas voulu à ce moment-là ralentir votre carrière ?

"Non. Je me suis rendu compte, au contraire, que ma carrière était vitale pour moi, que ça m’épanouissait. J’ai vraiment besoin des deux. C’est pour ça que je fais des allers-retours. Je suis vraiment heureuse là. Je ne me dis pas : vivement la fin de Secret ! C’est juste difficile effectivement parce que mon bébé me manque atrocement. Je me suis organisée en pensant à lui et à moi. Mais, au final, je me dis que je vais peut-être le prendre plus souvent avec moi à Paris. Je pense que Côme en a besoin, autant que moi j’en ai besoin."

Vous vous seriez imaginée, il y a encore 5 ans, avoir ce mode de vie-là ?

"Non, pas du tout ! C’est affolant !"

Vous pensez à un deuxième enfant ?

"J’aimerais bien, oui !"


"J’ai envie de payer mes factures, de partir en vacances et de faire des enfants… comme tout le monde !"

Et l’envie aussi de refaire du théâtre… et pourquoi pas à Paris !

Vous produisez aujourd’hui aussi des émissions (dont Le meilleur coiffeur de Belgique , bientôt sur La Deux). Refusez-vous beaucoup de projets comme animatrice ?

"Non, je n’en refuse pas beaucoup… tout simplement parce qu’il n’y a pas un million d’émissions qui se font. Je refuse quand je me dis que ça ne correspond pas à ce que je suis. Je n’ai pas envie de tout faire juste pour être à l’antenne."

Qu’est-ce qui a changé pour vous, en tant qu’animatrice entre la saison dernière et celle-ci de Secret Story ?

"Vraiment, ce qui me bloquait l’année dernière, c’est que j’étais au bout de ma vie. J’étais au début de ma grossesse, mais je ne voulais pas que ça se sache… Je ne voulais pas qu’on me vole ce moment. Mais ça s’est su au bout d’un mois… Et je n’étais pas bien avec tout ça. C’était stressant. Et je pense que j’étais plus à l’écart dans l’équipe parce que je faisais des chutes de tension avant le direct, j’étais fatiguée, je vomissais. J’étais dans la retenue dans l’émission. Pas du tout comme je pense être aujourd’hui… on se marre ! Et puis c’est un exercice aussi de coanimer, de trouver sa place. Christophe est installé, connu, c’est lui qui a le lead . Il faut savoir exister. J’ai eu un peu de mal la première semaine, il a fallu que je me mette dans le bain…"

Vers quel type d’émission aimeriez-vous vous diriger ?

"Quelque chose d’humain, de proximité dans le style magazine, didactique léger. Un grand divertissement (Belgium’s Got Talent, notamment , NdlR) , j’ai déjà fait. J’étais tellement jeune, je n’avais pas l’assurance, je n’étais pas prête comme je pourrais le faire aujourd’hui. Je ne cracherais pas dessus bien sûr. Mais j’aimerais me diriger vers autre chose. Et refaire du théâtre aussi…"

À Paris ?

"Oui, j’aimerais pousser quelques portes. Je suis en train de voir. C’est quelque chose qui me plaît (Julie a notamment participé à plusieurs pièces du Télévie, NdlR). Cela a été une vraie découverte pour moi. Mais c’est un métier à part entière, que je respecte énormément. J’ai envie d’avoir les avis des professionnels.

Le côté positif dans ma position, c’est que je ne suis pas encore assez installée en France comme animatrice pour avoir une étiquette. Les gens se souviennent de moi parce que j’ai fai t Splash ou Coup de foudre au prochain village sur TF1..Mais ce n’est pas comme en Belgique où je suis installée. Ici, je n’ai pas l’étiquette d’animatrice. Si, demain, je venais à faire autre chose, on ne dirait pas, comme on pourrait critiquer d’autres animatrices ici : tiens, elle passe de la télé au théâtre… Madame veut faire du cinéma ! (sourire) C’est pour ça que je me dis : voyons ! J’ai les contacts ! J’ai envie d’en profiter ! De payer mes factures comme tout le monde, de partir en vacances ! (rires) Et de faire des enfants comme tout le monde !"


Une journée marathon entre bruxelles et Paris

C’est au sommet du Monts des Arts, à Bruxelles, qu’on retrouve Julie Taton, lundi matin. Pas pour une visite touristique...mais c’est là que, depuis l’aube, elle reçoit - dans une caravane spécialement installée sur cette place avec vue sur la ville - les témoins de l’émission Les Belges, l’amour et le sexe . Un groupe scolaire ne met pas longtemps à reconnaître l’animatrice au blond angélique à travers la vitre : "c’est Julie Taton… elle est troooooop belle !" , lance une adolescente distraite, au grand dam de ses profs. Le temps (rapide) de changer de tenue et Julie s’engouffre dans un taxi, direction gare du Midi.

12h37 : un peu plus d’une heure de trajet durant lequel, habituellement seule, Julie en profite pour se reposer, vérifier ses mails et messages sur ses téléphones. En notre compagnie, c’est interview et pause gourmande avec un paquet de bonbons.

14h00 : arrivée à la gare du Nord de Paris. Si Julie Taton se déplace souvent dans la ville lumière à bord de son propre véhicule, c’est un taxi qui nous amène à la Plaine St-Denis, le pôle central des grands studios de télé parisiens, toutes chaînes confondues.

14h30 : Julie nous ouvre les portes de sa loge, près de l’entrée du plateau (le même pour les primes , le débrief et les quotidiennes) de Secret Story . À quelques portes de là, sur le toit : la Maison des secrets.

14h45 : Julie s’installe devant son ordi. Leïla la rejoint dans sa loge. Ensemble, elles visionnent comme à l’accoutumée un peu plus d’une heure de récap’ de la journée écoulée dans la Maison… tout en grignotant quelques cacahuètes et fruits secs.

15h10 : l’équipe s’installe dans un divan pour faire la lecture du plan de l’émission. Christophe Beaugrand arrive accompagné de son fidèle compagnon à quatre pattes. Adrien mène la danse (c’est lui qui écrit les quelques textes du jour) : "Mais sur le plateau, on est en totale impro quand on donne notre avis".

16h00 : rapide répétition en plateau de l’émission du soir.

16h40 : un peu plus tôt que d’habitude, l’animatrice passe au maquillage… Elle ne doit être prête pour le plateau que vers 19h30. Le temps donc de terminer de visionner les images de la journée Secret et de passer quelques coups de fil et de choisir sa tenue…