People Les Négresses Vertes, 30 ans après leur premier album Mlah, signent un retour inattendu après avoir marqué la scène française bien au-delà de ses succès et de ses ventes.

C’était en 1988. Il y a de cela des siècles en années connectées. Les places de concert s’achetaient chez le disquaire, le CD allait dépasser pour la première fois la vente de vinyles. Face aux vagues électroniques de la new wave, une génération à l’esprit plus punk résiste. La Mano Negra de Manu Chao sort son premier album.

À Paris, la légende veut qu’au fond d’un bar, les Négresses Vertes soient nées. Sort Mlah, leur premier et iconique album. Au chant et à l’écriture, un certain Helno. Son charisme, son talent et, hélas, sa mort quelques heures après l’enregistrement d’une émission Taratata en 1993 feront la légende pour une génération qui aujourd’hui compte ses cheveux gris et blancs. "Helno nous inspire encore aujourd’hui dans mon écriture. Il avait une façon tellement poétique et décalée de voir les choses. Il était tellement unique dans cette émotion. On venait du punk et lui déjà à 18 ans, il écrivait des textes qu’il gardait pour lui. Des choses surprenantes. Il est en nous, on ne peut pas faire sans lui. Son âme de poète, elle nous habite encore", explique Paulo, un des chanteurs et guitaristes du groupe où les rôles sont interchangeables à chaque chanson.

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