People Noémie Happart, Miss Belgique 2013 et compagne du Diable Rouge Yannick Carasco, est la dernière gagnante francophone du concours de beauté.

"C’est un peu triste pour la Wallonie qu’il n’y ait plus eu de francophones après mon sacre", confie l’ex-plus belle fille du royaume aujourd’hui âgée de 23 ans. "C’est vrai qu’en Wallonie, ça manque un peu cette image."

Noémie Happart, qui présentera l’élection 2017 - animée par Patrick Ridremont et Miss Belgique 1995, Véronique De Kock sur AB3 - depuis les backstages en compagnie de Justine de Jonckheere (Miss Belgique 2011), sait de quoi elle parle. "Mais bon, on croise les doigts pour cette année ! Même si ma favorite est une néerlandophone. Je ne peux pas dire qui… mais je ne les connais pas toutes non plus. C’est juste celle qui ressortait le plus du lot. Elle faisait des efforts en français en plus. Enfin, quoi qu’il arrive, ce sera de toute façon une Belge!" (rires)

L’aventure Miss Belgique semble vous avoir marquée à vie…

"L’élection reste un moment prestigieux. Et donc c’est toujours chouette de retrouver chaque année son ancienne famille. On a passé de bons moments ensemble, une expérience humaine et un jeu sans prise de tête."

Qu’est-ce qui a fait la différence pour vous, qui avez aussi fini 11e à Miss Monde ?

"C’est toujours difficile de répondre à ça car j’étais déjà très étonnée d’être arrivée jusque-là, je n’y croyais pas. Pourquoi moi ? Je m’étais fixé l’objectif du Top 10 pour repartir la tête haute et, au final, je suis arrivée dernière. Enfin, première, ça dépend dans quel sens on le voit!" (sourires)

Quelle est la qualité majeure pour être une bonne Miss Belgique ?

"Honnêtement, j’ai toujours mis le naturel en avant et ma spontanéité. Une fille qui dégage quelque chose, une joie de vivre et qui ne se prend pas la tête. Il ne faut pas entrer en concurrence. La différence, c’est donc le caractère et la bonne humeur, être une bonne personne. On peut être jolie, mais si on a un mauvais fond, ça ne va pas. Une peste ne sera pas la bienvenue dans la famille des Miss !"

Des miss qui perdent un peu de leur aura ces dernières années…

"Que ce soit avec les Diables, le Roi ou nos ministres, on critique toujours tout, c’est triste à dire. Faut passer au-dessus, ça reste une très belle émission que tout le monde regarde, soit pour critiquer, soit pour admirer la beauté des jeunes filles. Si cette élection est toujours diffusée en télévision, c’est bien la preuve qu’elle n’est pas aussi ringarde qu’on le dit et que les gens l’apprécient toujours."

Que vous a apporté ce concours ?

"J’étais une fille très timide et j’avais peur du contact humain. Je n’étais pas la fille la plus sociable au monde à la base et l’élection m’a vraiment ouverte au monde et surtout au niveau humain. Poser nue aurait donc été un problème pour moi. Je n’ai jamais aimé poser en maillot. Quand on est Miss, on a des obligations de défiler en maillot. Ça fait partie du jeu. Ça me dérangeait personnellement mais on n’est pas nue non plus; faut l’accepter, c’est tout. Mais, aujourd’hui, je ne ferais plus ça car ça ne sert plus à rien. Je n’ai pas envie de faire carrière là-dedans, je n’ai pas envie de devenir mannequin, je n’y vois donc pas l’utilité."

Et vos envies de télévision ?

"J’ai fait un peu de télé, mais j’ai absolument voulu avoir un diplôme en main (de marketing et commerce extérieur qu’elle vient d’obtenir, NdlR) pour pouvoir avancer dans ma vie comme je voulais. Je ne ferme pas du tout la porte à la télévision car cela reste mon rêve mais, pour le moment, j’ai un autre projet qui prend forme dans le domaine commercial, un autre avec mon homme, et que je vous communiquerai bientôt."

Vous vivez d’ailleurs aujourd’hui entre Liège et Madrid avec Yannick Carrasco, votre petit ami et milieu de terrain de l’Atlético Madrid. Vous sentez-vous comme une WAG ?

"On a nos projets ensemble et séparément, je ne me considère donc pas comme une WAG, comme la femme dans l’ombre du joueur de foot. Au niveau médiatique, ça se passe comme ça, mais dans la vie, on est juste deux personnes normales qui s’aiment. Tout va bien, je vous rassure. Pas de mariage ni de bébé en vue, on se consacre d’abord à nos projets avant de se consacrer à notre future famille. Car je ne sais pas si je suis fan des Diables Rouges mais fan de mon homme, oui ! C’est certain que je le supporte tout le temps!" (sourire)