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La petite toubib du Dr House est en passe de devenir l’une des futures grandes stars hollywoodiennes


BRUXELLES La jolie toubib de la série House poursuivait récemment son opération… de charme avec Cowboys vs aliens, une grosse production qui la mettait définitivement en selle dans la catégorie des futures grandes stars hollywoodiennes. Nous l’avions rencontrée à cette occasion. Voici donc l’interview-mode de notre cow-girl aux yeux revolver…

En quelques mois, vos fans – et vous en avez beaucoup – ont pu vous voir passer d’une série télé – D r House, pour ne pas la citer – à la science-fiction avec Tron Legacy, puis à la comédie avec Change Up. Aujourd’hui, c’est Cowboy vs Aliens de Jon Favreau, c’est votre passion pour la danse qui vous permet de faire de tels grands écarts ?

(Rires) “C’est vrai que j’ai sensiblement varié les plaisirs ces derniers temps. Mon rôle de 13 dans House a été un formidable tremplin. Il m’a offert une notoriété internationale et une énorme visibilité. Avec Tron, j’ai prouvé que je pouvais sortir de l’univers… médical ! J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les femmes capables d’évoluer dans ce registre-là. L’humour est, d’après moi, une preuve d’intelligence et je ne vois pas pourquoi seuls les hommes seraient à même de développer ce trait de caractère ! Quand j’étais petite, j’ai grandi avec Rosalind Russell, Bette Davis, Gilda Radner. Des filles qui en avaient dans le pantalon !”

Et comment avez-vous fait pour devenir Ella, la mystérieuse et très dure demoiselle de Cowboys vs Aliens ?

“Ella, c’est ni plus ni moins qu’un concentré de toutes ces icônes féminines que l’on a pu voir dans les westerns ces cinquante dernières années. Vous savez, c’est la nénette pas très causante et plutôt courageuse, qui en faisait voir de toutes les couleurs à des mecs ultra-virils comme Clint Eastwood, John Wayne, Robert Redford, Paul Newman, Steve McQueen. Pas le genre à recoudre leurs chemises !” (Rires)

Il paraît que vous aviez beaucoup travaillé sur le look d’Ella ?

“Effectivement, avec la costum-designer, nous avons constaté sur de vieilles photos jaunies que les filles du Far West étaient souvent des garçons manqués. Pour ma part, j’ai souhaité qu’Ella ait les cheveux non attachés, qu’elle porte une robe avec des fleurs de la prairie imprimées dessus mais sans pour autant ressembler à un poster de Laura Ashley. Bien entendu, elle arbore un ceinturon avec un revolver fourré dedans et aucun corset pour l’entraver quand elle dégaine !”

Vous avez fait aussi un gros effet dans le costume thermo-moulé de Quorra, la fille virtuello-extraterrestre de Tron. Vous pouvez nous le dire maintenant, ce n’était pas trop dur à enfiler ?

“L’enfiler était chaque jour une véritable épreuve de force ! Conçu par des ingénieurs, ce costume était bardé de micro-câbles électriques. Câbles qu’il ne fallait surtout pas altérer, débrancher quand je me glissais dans ma combi. Encore que le mot glisser ne soit pas le bon. La panoplie de Quorra était tellement serrée que parfois j’avais besoin de deux personnes pour me faire rentrer dedans ! On avait bien pensé à un moment me passer sur le corps une sorte de vaseline mais cela n’aurait pas fait bon ménage avec les fils électriques embarqués !”

C’était du 110 ou du 220 volts ?

(Rires) Pas la moindre idée ! La seule chose que je peux vous dire, c’est que la première fois que les costumes-designers l’ont allumé, j’étais vachement excitée. L’effet était saisissant. Je me suis même dit Whaouh… avec une combinaison comme ça, j’aurais fait sensation dans une boîte de nuit ! Je vous rassure, cette combi était 100 % sécuritaire. Aucun risque de m’électrocuter. Mais j’étais tellement engoncée dedans qu’à la fin de la journée, je n’avais qu’une envie : qu’on-me-débranche !”

En quel tissu était conçu ce costume ?
“Une sorte de fibre synthétique à la fois élastique et très résistante.”

Quelles sont les couleurs que vous portez le plus souvent et dans la réalité ?

“Le noir. C’est pour moi ce qui rime le mieux avec chic et glam ! J’aime bien l’associer avec des teintes beiges ! Une jupe noire toute simple avec un petit haut crème avec des motifs discrets par exemple ! En règle générale, j’aime les couleurs naturelles. Les tons taupe. Les tenues trop flashy, j’évite. Ou alors exceptionnellement parce que je ressens l’envie de jouer les excentriques l’espace d’une soirée. J’adore ce que fait Monique Thuillier. C’est à la fois classique et tellement tendance !”

Quid des matières ?

“J’aime le côté tribal, animal, ethnique, des matières comme le daim, le cuir, les talons aiguilles en fausse peau de serpent ! J’aime m’approprier ce côté primitivisme de la peau de bête. Mais attention, je ne porte que des imitations. Mettre un vrai vison sur le dos… non merci ! Mes parents sont journalistes. Ils ont roulé leur bosse aux quatre coins du monde. Je ne sais pas. Inconsciemment, je dois avoir un côté exploratrice, safari, bourlingueuse, dans mes gènes !”

Vous êtes plutôt jupes courtes ou jupes longues ?

“Longues ! Je trouve que les jupes longues ça met plus en valeur le corps d’une femme ! Ce qui ne veut pas dire que je me refuse à porter des minijupes. Dans ce cas, il faut que je porte des chaussures qui en jettent ! Histoire que l’on ne fasse pas trop une fixation sur mes gambettes ! (Rires) En fait, la mode c’est un peu une façon d’orienter les regards là où vous voulez les orienter ! Parfois, il suffit d’un petit accessoire pour détourner l’attention. Quand j’étais plus jeune et que je n’avais pas forcément les moyens de m’acheter la robe de mes rêves, je composais avec un petit détail vestimentaire ou une broche, un bijou, un foulard que les personnes aimaient tellement qu’elles ne se focalisaient pas sur le reste. Bref, telle une Sioux, je brouillais les pistes !”

J’imagine que des fringues, vous en avez jusqu’au plafond ?

“C’est marrant ! Plus vous prenez du galon dans l’échelle de la notoriété, plus les designers vous envoient des robes, des chaussures,… pour que vous les portiez lors des grandes occasions ! Du coup, mon dressing a commencé à exploser tant je n’avais plus de place. J’ai donc pris la décision de transformer la chambre d’ami en un vaste dressing qui me sert aussi de bureau ! Au milieu de cet endroit merveilleux recouvert de bois de cèdre et de panneaux en verre dépoli, trône un extraordinaire miroir français du XIXe siècle. Je l’ai fait restaurer à grands frais et j’adore me regarder dedans… sans pour autant verser dans le narcissisme !”

Pour beaucoup de magazines féminins, vous êtes devenue une sorte d’icône en matière de mode. Cela vous gêne-t-il ?

“Ce qui me gênerait, c’est qu’on dise que je me sape mal ! (Rires) Écoutez, je n’ai pas le sentiment d’arriver à la cheville de filles comme Jennifer Lopez ou Gwyneth Paltrow. Elles, quand elles sortent, elles irradient. Comparée à elles, je fais encore un peu papillon de nuit. Mais je regarde beaucoup. J’observe. J’écoute. J’apprends. J’apprends surtout de mes erreurs !”

La dernière en date ?

“J’avais opté pour une robe bouffante ! Histoire de changer un peu. J’ai compris que les seules tenues qui m’allaient, c’étaient celles qui me collaient au corps ! La mode, ça sert aussi à vous donner confiance. Aujourd’hui, j’écoute mon instinct. Si je tergiverse de trop. Si je me pose trop de questions. Si je sens que tel ou tel vêtement n’a pas 100 % d’adhésion, j’en essaye un autre…”

On vous a connue au début de votre carrière en blonde peroxydée. Aujourd’hui, vous semblez avoir définitivement opté pour le brun…

“Oui car j’ai compris que le naturel, il n’y a rien de mieux. L’avantage avec le brun, c’est qu’il fait aussi ressortir mes yeux. C’est surtout beaucoup moins d’entretien !”

En ce moment vous êtes accro à quoi dans la mode ?

“J’ai exhumé de mon placard un vieux blouson de cuir. Vous savez, les modèles que portaient les motards dans les années 70. Je mets ça avec un legging et des bottes bien montantes. Pas des cuissardes. Des bottes. Mes amis me disent que je leur fais l’effet d’une grenade sensuelle qui n’attend plus qu’à être dégoupillée !” (Rires)

Et vos amis, ils vous préfèrent en femme fatale ou en girl next door ?

“Disons qu’ils me préfèrent en casual qu’en tenue des Mille et Une Nuits. J’ai l’impression que cela les perturbe un peu quand je fais ma princesse !”

Dernière question : si vous deviez sauver d’un tremblement de terre, ou d’un incendie, une tenue et une seule, de votre dressing, quelle serait-elle ?

“C’est impossible de vous répondre ! C’est comme si vous me demandiez de choisir entre mon père ou ma mère ! Ou de me casser un bras ou une jambe. La pire des catastrophes en ce moment, je vais vous dire, ce sont les mites ! Il y en a partout. Ça me fait d’ailleurs penser qu’il faut j’aille acheter ce qu’il faut pour les éradiquer !”

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Hollywood

Olivia Wilde est passée d’un petit rôle dans la série télévisée Dr House à de grosses productions hollywoodiennes. Une ascension fulgurante qui lui vaut de figurer parmi les étoiles montantes du cinéma américain.

© La Dernière Heure 2012