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La publication de photos de Kate Middleton seins nus, en 2012, avait ulcéré la famille royale britannique: le procès en France de six journalistes, patrons de presse et photographes pour atteinte à l'intimité de la vie privée, prévu mardi, a été reporté au 2 mai. La directrice de la rédaction du magazine people Closer, le président du groupe de presse Mondadori, propriétaire du titre, le directeur général délégué du journal La Provence, une photographe de ce quotidien régional ainsi que deux photographes d'une agence parisienne devaient répondre d'atteinte à l'intimité de la vie privée et complicité devant le tribunal correctionnel de Nanterre, près de Paris.

Mais l'avocat des deux photographes d'agence a obtenu un report pour pouvoir préparer la défense de ses clients, dont il a récemment repris le dossier.

L'affaire remonte à 2012 avec la publication, dans l'hebdomadaire Closer du 14 septembre, de photos de la duchesse de Cambridge seins nus. Shocking ! Vive indignation en Grande-Bretagne, colère à Buckingham Palace.

Sur les images volées au téléobjectif, la jeune femme apparaissait en train de prendre un bain de soleil sur la terrasse d'un domaine du Luberon, dans le sud de la France, où elle passait des vacances avec son époux, le prince William.

"Leur mot d'ordre: vacances j'oublie tout, la grisaille londonienne, et même le maillot de bain resté dans la valise de l'altesse...", commentait le magazine, sous le titre "Oh my God !"

Une semaine plus tôt, le 7 septembre, La Provence avait fait paraître en Une des images de la duchesse de Cambridge en maillot de bain, au même endroit, mais la direction du quotidien régional avait démenti que sa photographe soit l'auteur des clichés de la princesse seins nus.

Les images "topless" avaient ensuite été publiées dans d'autres quotidiens européens, notamment Chi en Italie (qui appartient aussi à Mondadori), le magazine people suédois Se och Hör et son équivalent danois Se og Hoer.

Le couple princier avait déposé une plainte visant à identifier le ou les paparazzi. Parallèlement, la justice civile française lui avait donné raison en interdisant la cession et toute nouvelle diffusion des photos seins nus. L'identité du photographe avait été réclamée notamment par la presse tabloïd britannique: "Find Le Rat", avait titré The Sun.