People Femme de… Ce n’est pas un métier. Partons à la découverte des compagnes de personnalités du petit écran. Première rencontre avec Marie-Bernard, la moitié de François De Brigode.

Ne dit-on pas que derrière chaque grand homme se cache une femme ?….Comment les épouses et compagnes de personnalités de la télé vivent-elles la notoriété de leur conjoint ? Partagent-elles leur passion du petit écran ou sont-elles plutôt déconnectées de cette vie médiatique ? Faisons passer de l’ombre à la lumière ces femmes de… Des femmes tout court.

Marie-Bernard Schneiders nous ôte d’ailleurs les mots de la bouche. "En fait, j’ai toujours eu un rôle de l’ombre. J’étais script à la télé, donc derrière la caméra. Je n’étais pas en face. Je n’ai jamais été très proche de ça." Marie-Bernard - ou juste Marie comme l’appelle François - nous ouvre la porte de la belle maison bruxelloise (dans un quartier calme et au charme discret à l’anglaise) qu’elle partage avec François De Brigode. On remarque le joli coin de verdure, elle nous rétorque qu’elle adore jardiner mais que, malheureusement, cet été, elle n’a pas planté de fleurs. "Impossible de les garder en été quand je ne suis pas là ! J’ai donc mis des herbes cette année !" "C’est bien pour mes deux chats !" sourit-elle.

De la star de l’info de la RTBF, Marie-Bernard ne porte pas le nom de famille : ce couple-là n’est pas marié… Mais c’est tout comme. "On est pacsé depuis une dizaine d’années. On trouvait ça drôle plutôt que de se marier. Mais on a fait ça car j’ai une fille et François l’a adoptée officiellement. Il l’a éduquée mais pour pouvoir l’adopter, il fallait régulariser la situation à la commune. On a donc régularisé le fait qu’on vivait ensemble depuis très longtemps, depuis 30 ans. Franchement, on n’avait jamais pensé à ça !"

Vous êtes ensemble depuis longtemps. Mais vous avez aussi travaillé au même endroit, à la RTBF…

"J’étais script à la télé. Je travaillais au centre RTBF de Charleroi, à l’époque. J’ai travaillé sur Zygomaticorama ou encore Double 7, j’ai fait de très chouettes émissions là-bas. C’est là que j’ai connu François. Et quand il a été appelé au JT, j’ai demandé ma mutation à Bruxelles. Lui ne voulait pas faire les trajets Charleroi-Bruxelles. Et moi, non plus… Quand je suis arrivée pour travailler à Bruxelles, j’avais déjà touché à toutes les disciplines en télé. Mais à un moment, il n’y a plus eu que l’info à Bruxelles. Et je ne voulais pas travailler à l’info avec François… Déjà qu’on vivait dans la même maison ! Les 10 dernières années de ma carrière à la RTBF, j’ai donc travaillé dans le partenariat."

Vous avez l’impression d’avoir commencé une nouvelle vie, maintenant que vous avez terminé votre carrière professionnelle ?

"Ça ne me manque pas réellement. Je me suis occupée des expositions photos de François, j’ai du temps pour moi. Je suis contente."

Êtes-vous êtes une Carolo, comme lui ?

"Je suis née au Congo. J’y ai vécu jusqu’à mes 12 ans. Mais je n’y suis plus retournée, j’aimerais bien pourtant ! Quand je suis rentrée en Belgique, on a habité à Namur car mes parents avaient fait construire là-bas. Ma mère a voulu rentrer en Belgique, parce que la situation devenait un peu dangereuse et qu’elle préférait qu’on fasse nos études en Belgique. Mon père a ensuite trouvé du travail à Charleroi et on a déménagé à Charleroi. Puis, j’ai fait mes études à Bruxelles."

Aujourd’hui, vous regardez les JT de François à la télé ?

"J’aime bien cuisiner donc je fais à manger et je le mets en fond ! Mais s’il y a de gros événements, là, je regarde plus attentivement."

Vous critiquez parfois, a posteriori, ses interventions, ses tenues ?

"Je l’ai fait tout au début. Maintenant, je ne le fais plus du tout. En tout cas, vestimentairement, je trouve qu’il est très bien habillé. Et quand il a ses pointes d’humour sur antenne, je lui dis : tiens, là tu l’as fait exprès."

Quand François a commencé à être connu, qu’il est devenu le roi de l’info en Belgique, cela vous a-t-il parfois gênée ?

"Non… François, quand je l’ai connu était déjà très extraverti dans la vie. Il aimait, quand il arrivait quelque part, être très présent. Je l’ai toujours connu comme ça."

Et les soirées mondaines, les événements médiatiques, vous y allez de bon cœur ?

"Oui, je m’y amuse toujours ! Je connaissais déjà beaucoup de monde du milieu de par mon métier. Je ne suis pas du tout en terre inconnue. Et puis, des stars, j’en ai rencontré plein quand je travaillais pour Zygomaticorama ! C’était une époque faste pour la RTBF. Les premières années, on allait à Paris découvrir des talents dans des cafés théâtres. C’est comme ça qu’on a découvert Tatayet ! Pierre Tchernia nous mettait en contact avec plein de gens !

Vous diriez que vous êtes complémentaires, vous et François ?

"Sans doute, puisque ça dure !" (rires)

François aime la photo. Vous, vous aimez cuisiner… Quelles sont vos autres passions ?

"En fait, je n’ai pas toujours aimé cuisiner ! Quand je suis arrivée à l’âge où je vivais avec le père de ma fille, Sarah (36 ans), je ne savais pas cuire une pomme de terre ! (rires) Mais par contre, quand j’ai eu ma fille, j’ai appris à cuisiner car Sarah faisait de l’hypoglycémie, elle devait manger beaucoup de légumes. Je m’y suis mise et j’y ai pris goût. Maintenant, j’invente ou j’adapte une recette à ma sauce. Je fais à manger tous les jours pour nous deux. Quand j’étais script, j’étais passionnée par mon boulot. Et j’ai toujours été passionnée par le cinéma. On y va souvent avec François, minimum une fois par semaine… On aime le théâtre aussi mais le théâtre, c’est à 20 h. Donc, avec les horaires de François, c’est impossible ! En plus, moi, j’ai plein de copines dans le milieu théâtral."

Vous aimez voyager aussi, à en juger par les photos…

"Oui ! On essaie de faire un gros voyage chaque année; cette année, c’était les États-Unis, le Montana - c’était le rêve de François pour les paysages - et New York. Et puis, on va souvent en France, on a une petite maison là-bas, dans les Corbières. C’est tout l’inverse d’ici, où on est en pleine ville. Là-bas, on n’a pas de boulanger dans le village, il y a juste quelques maisons ! (sourire) François, lui, rêve de faire son tour du monde."

Et vous, votre rêve ?

"Faire le tour du monde, c’est alléchant ! (rires) J’ai envie de continuer à voyager. Aller en Pologne, en Roumanie. Mais je n’aime pas les pays froids."