People Stéphane Pauwels sait pertinemment ce qu’il veut faire en télévision : de l’humain !

L’année dernière, Stéphane Pauwels avait passé toute la grande soirée du Télévie à faire du vélo pour la bonne cause. Ce samedi, l’animateur de RTL-TVI se prêtera de nouveau à l’un ou l’autre défi pour soutenir la grande action de mobilisation. Ce que l’homme au grand cœur fait déjà, en dehors des caméras, tout le long de l’année. "Je pense qu’il faut faire beaucoup de choses dans l’ombre. On doit être au service de la cause et pas l’inverse. J’ai un peu du mal avec le côté paillettes du métier. Pour moi, le Télévie, c’est aller servir des pains saucisses, aller à des soupers spaghettis ou encore faire un jogging dans le Hainaut sans être médiatisé", nous confie celui qui, depuis plusieurs années, s’épanouit en ajoutant l’humain à son arc télévisuel.

Outre le sport, l’animateur rassemble désormais des centaines de milliers de téléspectateurs devant des émissions de proximité comme Les Orages de la vie, Police de la route - qui reviendra au mois de mai - ou encore Les métiers de Steph, nouvelle émission qui arrivera en septembre prochain sur RTL-TVI et dans laquelle l’animateur de 48 ans se frottera à plusieurs métiers souvent dénigrés ou mal compris. "Un jour, je me suis retrouvé sur une terrasse à Bruxelles et un camion d’éboueurs est passé devant moi. Les mecs m’ont fait signe. J’étais quasiment gêné de boire mon verre de rosé alors qu’ils étaient en train de bosser comme des malades. Je me suis dit que je devais mettre ces personnes et leur travail en lumière. J’ai donc suivi des éboueurs. Le premier soir, après une journée de boulot, je me suis écroulé dans mon fauteuil. Ensuite, j’ai également été découper de la viande chez un boucher. J’ai pris des quartiers de viande de 7 kilos dans un froid glacial. J’ai mis deux jours à m’en remettre. Physiquement, c’est éprouvant. On ne s’imagine pas…"

Chaque épisode des Orages rassemble au minimum 500.000 téléspectateurs sur RTL-TVI. De la proximité, c’est vraiment ce que les gens attendent de la télévision aujourd’hui ?

"Oui, clairement. L’empathie et la proximité, c’est la télévision de demain. Les gens ont besoin de dire ce qu’ils pensent, d’être mis en valeur. Stéphane Rosenblatt m’a dit un jour que la télévision, c’est de raconter des histoires. Les gens sentent que je me sens bien avec les gens. J’aime la proximité. J’aime que les gens sentent que je suis comme eux. Et, en dehors des caméras, je suis pareil. Si je vais en vacances en Espagne, je ne vais pas à Marbella, je vais dans un village. Je n’ai pas besoin d’avoir des signes extérieurs de richesse."

Avez-vous déjà refusé de donner la parole à quelqu’un dans Les Orages de la vie (le prochain avec Fiona Gelin et l’accident de Sierre) ?

"Oui, j’ai déjà refusé de faire un Orage sur Nihoul, par exemple. Je suis l’ami de Jean-Denis Lejeune, même s’il y a prescription et que la justice a estimé qu’il avait purgé sa peine, je dois encore pouvoir me regarder dans la glace. Je ne critique pas ceux qui l’invitent dans leur émission."

Avez-vous déjà refusé d’animer certaines émissions car elles ne correspondaient pas à votre personnalité, à vos valeurs ?

"Pour pouvoir continuer en télé, il ne faut pas accepter n’importe quoi. Je ne veux pas faire des choses qui vont dénaturer ma façon d’être. Je ne suis pas comme Gilles Verdez qu’on va mettre tout nu avec une plume dans le cul pour amuser la galerie sur un plateau télé. C’était un excellent journaliste, on ne peut pas lui demander d’aller faire des conneries pareilles. C’est pour tout ça que j’ai refusé d’aller dans Touche pas à mon poste l’année dernière en tant que chroniqueur. Je trouve qu’Hanouna est doué dans ce qu’il fait et je veux bien venir dans l’émission en tant qu’invité mais pas en tant que chroniqueur."

Quand vous avez commencé votre carrière dans le sport, auriez-vous imaginé vous tourner vers l’humain à la télévision ?

"J’ai toujours été un passionné de sport, et pourtant, dès le début, je voulais faire autre chose que du sport : l’humain. Je rêve, par exemple, de faire un Rendez-vous en terre inconnue. J’adore d’ailleurs le présentateur de l’émission, Frédéric Lopez. Je trouve qu’il a fait son coming out avec élégance. J’admire ce qu’il a fait car je suis contre l’homophobie."

Comment encaissez-vous les critiques ? Ça ne vous fait ni chaud ni froid ?

"Ce qui m’a surtout fait souffrir, c’est que ma fille en a souffert. Elle ne voulait pas que j’aille la chercher à l’école à l’époque parce que j’étais controversé dans le milieu du foot. Personnellement, je me fous complètement des critiques depuis que je suis chez RTL. La plupart du temps, elles sont non fondées ou non signées. Mais quand elles sont fondées, ça m’intéresse."

Votre aventure télévisuelle continue également en France…

"Oui, avec une nouvelle émission foot qui arrivera au mois d’août sur L’équipe, d’ailleurs, et qui viendra s’ajouter à ce que je fais déjà sur TF1 ( MyTéléfoot et L’Affiche ) ainsi que sur W9 (Europa League). J’ai acquis une certaine visibilité et surtout gagné de la crédibilité en France. Il y a un réel respect de mon travail dans le milieu du foot, ce que je ne retrouve pas en Belgique où on est souvent critiqué. Petit pays, petite mentalité. Si je dis un mot sur le Standard ou sur Anderlecht, je suis flingué ! Les Français, eux, sont habitués à la critique."