People Jean-Michel Zecca apprécie le renouveau que connaît le football italien ces dernières années.

"Mon équipe de cœur, c’est la Juventus de Turin parce que mon père et mon grand-père supportaient ce club, véritable ADN du foot italien, selon moi. Pourtant, on ne vient pas du nord mais des Pouilles, dans le sud de l’Italie" , nous explique Jean-Michel Zecca. L’animateur de C’est tout vu sur Bel RTL parle de renouveau des équipes italiennes : "Avant, la Serie A était cadenassée par quatre équipes majeures. Aujourd’hui, on voit de plus petits clubs s’imposer. Ça dynamise le championnat."

Quel genre de supporter êtes-vous ?

"Je ne suis pas un accro du foot. J’aime surtout regarder quand il y a de belles affiches. Mais, plus petit, je tannais mon père pour aller voir jouer la Juventus, surtout quand l’équipe est venue jouer en Belgique le fameux soir de la catastrophe du Heysel. J’entends encore mon père me dire : ‘Non, tu n’iras pas voir le match car ils jouent contre les Anglais’. Au début, je ne comprenais pas. C’est ensuite, quand j’ai vu le drame à la télévision que je me suis dit que je ne le remercierai jamais assez."

Étiez-vous fan d’un joueur en particulier ?

"J’adorais Franco Causio. Il avait une telle classe. Comme Roberto Bettega ou encore Dino Zoff d’ailleurs ! Je me souviens avoir pourri chaque saison le frigo de ma mère avec les autocollants Panini des joueurs de football."

À l’époque, vous avez présenté La Ligue des Champions sur Club RTL, mais auriez-vous aimé être un commentateur sportif ?

"Quand j’étais petit, je faisais des faux commentaires sportifs. J’enregistrais les matches et je me prenais pour Thierry Roland ou encore Arsène Vaillant. J’aimais le football parce que je trouvais ça spectaculaire, mais je n’étais pas passionné au point de devenir journaliste sportif. Quand je présentais La Ligue des Champions, je ne voyais d’ailleurs pas le match de la même façon que les professionnels qui étaient assis à côté de moi."

Jouez-vous encore au football ?

"Je joue de temps en temps, mais mon âge ne me permet plus de faire grand-chose! (rires) C’est bien simple, mes genoux ont pris cher lorsque j’ai récemment joué sur un terrain synthétique avec des amis."

Est-ce important pour vous de mettre vos origines italiennes en avant ?

"Je ne dirais pas important mais facile en tout cas. Il y a un profond respect pour la communauté italienne. Il faut dire que l’Italie est pourvoyeuse de pas mal de bonnes choses comme l’alimentation, les voitures, la mode, et on en passe."


"Quand on est italien, on vibre d’office pour le foot"

Michaël Miraglia est un Italien. Un vrai de vrai ! Il nous l’a d’ailleurs prouvé en mai dernier dans Una storia importante , une émission spéciale consacrée aux 70 ans de l’immigration italienne diffusée sur RTL-TVi. "J’espère que quand une autre occasion de parler de l’Italie se présentera, la chaîne pensera encore à moi" , nous confie celui qui a laissé les commandes de De quoi je me mêle ! à Sophie Pendeville pour se consacrer totalement au magazine Reporters qu’il produit et présente.

Le football pour Michaël Miraglia ? "Ce n’est pas ma tasse de thé, mais j’ai totalement baigné dedans donc je regarde de temps en temps des rencontres qui ont un enjeu, un titre à gagner, par exemple" , nous explique le journaliste qui est catégorique : "Quand on est italien, on vibre d’office pour le football même quand on n’est pas fan."

Le Sicilien d’origine avoue toutefois avoir une petite préférence pour l’AS Roma, club du charismatique Francesco Totti : "Petit, j’allais souvent voir ma famille à Rome. Mes cousins sont fous de l’AS Rome donc ça m’est arrivé de les accompagner dans les stades pour suivre un match. L’ambiance était incroyable autant dans le stade, lors du match, que dans les rues de Rome quelques heures avant . Les supporters italiens se croisent dans la rue et s’insultent mais tout en gardant un certain respect. Il n’y pas de méchanceté dans leur regard ", se souvient-il. "C’est bien simple, je revenais toujours avec un maillot de l’équipe."


"On me dit souvent que je suis plus dur avec les équipes italiennes"

"Retrouver le championnat de football italien sur une chaîne généraliste belge est une belle surprise. On ne s’y attendait vraiment pas", nous confie Emiliano Bonfigli, journaliste sportif à la maison RTL qui est un mordu de la Juventus de Turin. C’est d’ailleurs cette passion qui lui a donné envie de faire son métier. "Cette passion pour la Juve s’est transmise de père en fils. Pourtant, le premier match de championnat italien que j’ai vu, c’était Naples - Milan AC. Je me souviens l’avoir suivi chez ma grand-mère italienne qui regardait souvent la RAI (chaîne italienne, NdlR). J’ai commencé à m’y intéresser. J’allais voir des matches au FC Liège avec mon papa. Puis, j’ai commencé à me déplacer pour aller voir la Juventus jouer à l’extérieur."

Prenez-vous plus de plaisir à commenter un match joué par la Juventus ?

"J’aime évidemment commenter un match joué par la Juventus mais, à partir du moment où je suis sur antenne, c’est le journaliste qui prend le dessus, pas le supporter. Mes amis me font d’ailleurs souvent remarquer que je suis beaucoup plus dur et critique avec les équipes italiennes, et avec la Juve en particulier. Avec un nom et un prénom comme les miens, je n’ai pas envie qu’on m’accuse de partialité." (rires)

Utilisez-vous l’accent italien pour prononcer les noms des joueurs et des équipes ?

"On s’est posé la question avec les autres journalistes et consultants de RTL. On a décidé de prononcer les noms à l’italienne parce qu’on a un public majoritairement italien. Ça nous arrive d’ailleurs parfois de parler italien entre nous."

On dit souvent que les joueurs belges n’ont pas vraiment le niveau lorsqu’ils sont transférés dans une équipe italienne…

"Parce qu’ils vont trop souvent au restaurant au début et découvrent la bonne gastronomie italienne! (rires) Non, il y a beaucoup de bons joueurs belges faisant partie des clubs italiens qui vont nous étonner cette année. Je pense, par exemple, à Dries Mertens qui est, selon moi, le meilleur joueur belge à l’étranger de la saison."

Quelle a été votre plus belle rencontre ?

"Il y a deux ans, j’étais à Turin pour les trente ans de la tragédie du Heysel. J’en ai profité pour assister à une conférence de presse concernant la finale de la Ligue des Champions lors de laquelle la Juventus a rencontré le FC Barcelone. J’ai donc eu l’occasion d’interviewer Gianluigi Buffon, un monstre du football italien, pendant deux minutes… J’avoue que mon micro tremblait un peu." ( sourire)

Les footballeurs de clubs italiens n’ont pas l’air très accessibles…

"Pas forcément. Je me souviens que lors du match Standard de Liège - Juventus, les joueurs du Standard n’avaient accordé que 30 secondes aux journalistes. Trezeguet, joueur de la Juventus, était, quant à lui, resté 20 minutes avec les journalistes belges alors qu’il a été champion du monde avec l’équipe nationale française."