Relations

Les étudiants hétéros sont nombreux à avoir une aventure avec une personne du même sexe. Et ils ne sont considèrent pas gays pour autant révèle une étude américaine publiée récemment.


Les millennials ne font pas attention aux étiquettes. Et cela vaut aussi pour leur vie sexuelle. Une étude d’Archives of Sexual Behavior, dévoilée à Marie Claire, le démontre.

1 femme sur 4 et 1 homme sur 8,5

Une enquête envoyée à quelque 24 000 étudiants à travers les États-Unis met en avant les résultats suivants : la dernière relation sexuelle d’1 femme sur 4 et d’1 homme sur 8,5 était avec une personne du même sexe. Et ils se considèrent tout de même hétéros. « Vous n’êtes pas seuls. Beaucoup de personnes sont dans la même situation », adresse Alicia Walker, chercheuse en sociologie et coauteure de l’étude, aux personnes concernées.

Rien qu'une expérience

« Tous ceux qui ont une relation avec une personne du même sexe ne sont pas secrètement gays pour autant », explique Arielle Kuperberg, professeure américaine qui a également participé à la recherche. « Il y a un écart important entre ce qu’ils estiment être leur orientation sexuelle et leurs actions », ajoute-t-elle. À un âge où l'on se cherche à énormément de niveaux, il s’agirait donc d’une expérience. Ni plus ni moins.

"No gender"

Pour les millennials, ce comportement s'accompagne parfois d'une réflexion plus large sur le genre (à différencier de la sexualité). Beaucoup de jeunes se retrouvent dans une approche non-binaire - le fait de n'être ni exclusivement homme, ni exclusivement femme - de celui-ci, aussi appelée "no gender". Une notion véhiculée par le monde de la mode, et certaines marques comme Weekday. En France, un sondage réalisé cette année par 20 Minutes avance que 13 % des 18-30 ans interrogés ne s’identifient pas comme hommes ou femmes. « Cette génération vit un bouleversement sociétal, car on a beaucoup plus de possibilités dans le boulot, dans le genre, dans la sexualité », résume Agathe Rousselle, mannequin et artiste "no gender".