Relations

Premièrement, mettons-nous d’accord. Il n’y a pas d’erreur, ni d’échec, il n’y a que des expériences. Donc, la vraie question est « Comment pouvons-nous apprendre de chaque expérience que nous vivons ? » Cette semaine, voyons comment s’approprier la devise suivante : « Soyons inconditionnellement positif, ou à défaut, constructif ».


Tout est une question de perspective

Je sais, je vous l’ai déjà dit. Mais je maintiens. Vous allez finir par être convaincu, vous allez voir. Tout est toujours une question de perspective. Et tout dépend de ce que vous entendez par « échec ». Ce mot a une connotation lourde et définitive, un peu comme une « faux » qui viendrait anéantir définitivement et une fois pour toutes les efforts effectués jusqu’alors. Comme si penser « échec », empêchait de recommencer et d’y arriver cette fois.

Alors que si vous voyez vos échecs comme des expériences qui vous permettent de faire les apprentissages nécessaires pour la suite, pour vivre mieux, avec un niveau de conscience un peu plus élevé, l’échec qui vous rend malheureux aujourd’hui, vous semblera déjà nettement moins amer.

Si vous vous dites que tout ce que vous vivez aujourd’hui, le bien comme le mal, n’est pas là pour vous faire souffrir mais pour vous permettre de tirer des leçons, cela vous donne déjà une meilleure perspective.


Je reproduis toujours les mêmes schémas

Quand j’entends ça en cabinet, je réponds inéluctablement : « Qu’est-ce que vous n’avez pas compris ? » Si la vie continue à vous envoyer les mêmes situations, c’est parce que vous n’avez pas encore compris le message. Donc, posez-vous un moment pour comprendre ce qu’il y a à comprendre. Vous attirez toujours le même type de relations foireuses ? Vous tombez toujours sur le même genre de manager au boulot qui ne reconnaît jamais vos compétences ? Vous vous faites avoir et êtes toujours la bonne poire ? Il y a derrière tout ça un (ou des apprentissages) à faire. Tant que vous ne les aurez pas fait, la vie continuera à vous envoyer les situations à travers lesquelles vous devrez comprendre les messages qu’elle vous envoie.


Quelle est la clé de la réussite ?

C’est simple : ne jamais abandonner et faire les apprentissages nécessaires pour la suite. (Oui, c’est vrai, ça fait 2 clés) Cela demande de la détermination et du courage, de la remise en question et de l’introspection. Mais il ne tient qu’à vous de maintenir le cap et de ne rien lâcher.

Voyez vos « échecs » comme des alliés, comme des guides bienveillants qui sont simplement là pour éclairer votre chemin. Pas pour vous enterrer vivant et vous empêcher d’être heureux. Je vous le disais, tout est une question de perspective. Ne les voyez pas comme les méchants de l’histoire, mais comme des panneaux qui vous indiquent qu’il y a peut-être un meilleur chemin pour vous, celui de la réalisation de votre potentiel.


L’humain a besoin de perspectives

Que ce soit pour sa confiance en soi, pour augmenter sa capacité de résilience ou pour se projeter dans l’avenir, l’être humain a besoin de perspectives. Cela lui permet de reprendre du poil de la bête, de se remettre en route, d’envisager de nouvelles solutions. L’échec comporte cette connotation définitive et de non retour. Mais si vous décidez de comprendre ce qu’il a à vous apprendre, vous le considérez comme un plan de métro vous permettant de changer de direction, cela vous mettra dans une énergie de perspective.

Vous pouvez, face à une situation qui ne correspond pas forcément à ce que vous espériez, développer votre créativité, augmenter votre capacité à faire face, faire grandir votre ingéniosité. L’important étant de vous remettre en projet.


Le temps de l’acceptation

Il est évident que je ne suis pas en train de vous dire que vous n’avez pas le droit d’être triste, que vous n’avez pas le droit de pleurer, d’être en colère, déprimé ou toute autre émotion du genre. Ces émotions font partie de la vie, tout comme une pile a besoin de deux pôles pour fonctionner, la vie comporte son lot d’émotions dites « négatives » (et là encore, c’est une question de perspective). Nous avons parfois besoin d’un temps d’acceptation, de recueillement, d’introspection avant de pouvoir remonter en selle. Cela fait partie du processus. Et tout est parfait. Le tout est de ne pas s’embourber dedans. C’est vous qui avez le pouvoir d’agir sur vous. Acceptez les moments plus douloureux et pansez vos plaies. Mais gardez toujours en tête que cette situation a été mise sur votre chemin pour vous apprendre quelque chose.

Si vous portez votre attention sur l’apprentissage et pas (que) sur l’échec, vous ferez de cette situation une expérience constructive. La morosité, la déprime et les heures passées en boule sous votre couette ne seront qu’un petit moment à passer.

Je voudrais conclure en insistant vraiment et sincèrement sur la force éminemment puissante qui se cache derrière les expériences difficiles que vous vivez. Et si un jour vous pouvez vous dire « Si tous les moments douloureux étaient mon chemin pour vivre ce moment d’intense bonheur, cela valait la peine », alors vous aurez tout ce qu’il faut pour avancer sereinement sur votre chemin.

À la semaine prochaine.

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