Relations Les lovedolls ont d’abord pris une apparence féminine, avant de satisfaire un public féminin avec des hommes en silicone.


On ne présente plus les lovedolls, ces poupées sexuelles en silicone, articulées par un squelette ultra flexible… Leur prix ? De 5.000 à 8.900 €. Plus d’une centaine d’heures de travail manuel sont nécessaires pour leur donner une apparence des plus réalistes. Forme de la bouche, tour de poitrine, pilosité naturelle, couleurs des yeux, taille, longueur et couleur de cheveux, pommettes, fesses, grains de beauté, mains articulées ou non : tout est personnalisable. On peut même recréer des visages à partir de photographies, si la personne est prête à débourser une plus grosse somme d’argent encore. À ces prix, il faut ajouter les frais de livraison (+/- 300 €).

Pilosité, musculature, taille du pénis

Ces poupées sexuelles offrent un toucher similaire à celui d’une véritable femme : musculature, sensation du toucher sur la peau, langue râpeuse parfois… Certaines poupées, des plus technologiques, peuvent également reproduire certains sons. Pour aller plus loin encore, les fabricants indiquent que, sur certains modèles, et sur devis après concertation avec le client, des sécrétions vaginales peuvent être imitées.

On est bien loin de la poupée gonflable en plastique qui est désormais l’alliée de bon nombre d’enterrements de vie de garçon…

Mais, jusqu’il y a peu, les seules poupées proposées étaient des poupées gonflables au corps et à l’allure féminine. Il n’y avait pas (ou vraiment peu) de choix pour ces dames. C’est aujourd’hui de l’histoire ancienne. Les femmes peuvent également trouver du plaisir sexuel et sentimental auprès d’un homme en silicone. Et là, également, tout est minutieusement reproduit : la pilosité des bras, du torse, sous les aisselles, la musculature, la couleur des yeux, la forme du visage…

Les pénis sont également savamment étudiés : forme et taille peuvent être choisies par la femme désireuse de s’offrir ce jouet sexuel aux mensurations humaines.

Un risque de dérive pathologique ?

Si ces poupées permettent d’assouvir des désirs sexuels parfois difficiles à exprimer, elles peuvent combler un certain manque sentimental. Et c’est là que peut s’installer une certaine dérive pathologique. Des Japonais n’ont pas hésité à se marier à leur poupée en silicone, d’autres hommes à travers le monde collectionnent ces femmes inertes et les chouchoutent comme si elles étaient de vraies femmes en leur offrant des bijoux, des sous-vêtements, en les habillant, en les déplaçant dans la maison et en se promenant en leur compagnie…