Relations Laurent, 27 ans à peine, ouvre sa 4e "love-boutique Désir&Moi" à Visé, ce samedi 13 mai.

Les commerces érotiques ont la cote. Pour preuve, l’enseigne Désir&Moi se targue d’une nouvelle boutique tenue par un franchisé. Celle-ci ouvre ses portes ce 13 mai à Visé. Derrière ce projet, on trouve un jeune entrepreneur liégeois, Laurent Schmitz." Ce sera notre quatrième magasin", explique-t-il. "Le premier a vu le jour en septembre 2015, à Aywaille. Avant son ouverture, ça a beaucoup jasé. Commerçants voisins et habitants ne savaient pas quel genre de boutique ça allait être. Ils craignaient une enseigne au contenu vulgaire et à la devanture pornographique. Ils ont été rassurés en voyant qu’on avait ouvert une boutique chic. La vitrine, qui peut être vue par des enfants, laisse voir l’intérieur de la boutique. Nous n’y mettons rien de vulgaire ou de sexuellement explicite."

Une seconde enseigne a vu le jour à Verviers en mai 2016 . "Une personne a eu un coup de cœur pour la succursale d’Aywaille, elle a souhaité en ouvrir une aussi", explique-t-il. "Une troisième boutique, intégrée cette fois, a vu le jour à Liège en septembre 2016. Et maintenant, un franchisé en gère une à Visé, après être tombé amoureux du magasin de Verviers." Un véritable succès pour ce commerce d’accessoires et objets érotiques . "Nous ouvrons un love-shop, pas un sex-shop. C’est différent." Selon lui, ce qui différencie une love-boutique d’un sex-shop réside dans le fait qu’"on y tient compte du bien-être du couple et de la personne curieuse. Nous ne vendons pas que des accessoires sexuels. Dans nos boutiques, nous n’avons pas de pénis en silicone géant de 55 centimètres de long, de poupée gonflable, de DVD pornographiques ni de gadgets sexuels aux emballages vulgaires et explicitement sexuels."

En revanche, on y trouve une multitude de jouets sexuels connectés haut de gamme, des bougies de massage parfumées, des appareils de massage, des lubrifiants de toutes sortes et de la lingerie chic pour hommes et femmes.

Ce qui fonctionne le mieux, sans surprise, c’est ce qui marche aussi chez ses concurrents. "Les bougies de massage et la lingerie pour hommes" connaissent un certain succès. "Ce qui est tendance aussi, ce sont les sextoys de type We vibe . Ce sont des sextoys connectés qui peuvent être activés par le/la partenaire même à l’autre bout du monde, grâce à une application. Les œufs vibrants qui sont également activés par le partenaire ont du succès également."

L’entrepreneur ajoute qu’il fait très attention à l’accueil et au service proposé aux clients. "On leur propose du thé, du jus d’orange, de l’eau ou du café italien. Cela surprend souvent les personnes qui franchissent notre porte. Mais c’est vraiment important pour nous de leur dire bonjour et de les recevoir comme il se doit, même s’ils n’achètent rien. Nous ne voulons mettre aucune pression. Nous mettons aussi un point d’honneur à assurer le suivi de la clientèle."

Laurent Schmitz est tombé dans cet univers consacré aux plaisirs solitaire ou de couple quand il était étudiant. "À la base, c’était mon job d’étudiant", nous dit-il. "J’ai commencé avec la vente Tupperware. Ça ne me convenait pas. Je suis ensuite devenu démonstrateur de sextoys à domicile en 2009-2010. J’étais le premier homme. Je me suis éclaté !"

Il a alors envisagé de monter sa propre société. Faute de moyens financiers et de bâtiment pour stocker son matériel, il a commencé par creuser son trou sur Internet, en douceur. "Je n’avais pas de magasin physique, je vendais à domicile et puis en ligne", se souvient Laurent Schmitz. "Quand les finances ont suivi, j’ai fait mon premier site Web moi-même. Il y avait 70 articles. À l’époque, j’en étais fier. Aujourd’hui, je le trouve dépassé, je me suis entouré d’un professionnel pour le faire."

À ce jour, des milliers de produits peuvent être achetés online via la plate-forme Web et "livrés en 24 heures dans l’une des quatre boutiques de la région liégeoise."