Relations Cette semaine, Julie Arcoulin, spécialiste en développement personnel et relationnel vous embarque dans l’univers, souvent considéré comme magique, de l’intuition. Dans cette chronique, elle montre qu’en fait chacun d'entre nous a la capacité de la développer.


Les neurosciences se sont penchées sur la question de l’intuition et affirment qu’elle existe bel et bien et qu’elle est à la portée de tous. Ce n’est ni un don, ni une forme de magie. Au contraire, elle peut se travailler, se développer. Cela peut même être très amusant, j’y reviendrai.

Par exemple, la neurologue Régine Zékri-Hurstel, explique qu’il s’agit en fait d’informations sensorielles captées par notre cerveau mais qui ne parviennent pas à notre conscience. Vous savez, ce genre de moments où vous savez/sentez que telle ou telle chose va arriver, ce genre de situations pour lesquelles vous trouvez une solution rapidement mais sans trop savoir pourquoi, ni comment vous en êtes arrivé(e) à cette conclusion. Dans ces moments-là, nous prenons des décisions, faisons des choix sans savoir quelles perceptions nous y ont conduit. C’est ça, l’intuition.

La neurologue ajoute que notre intuition « est connectée à notre banque de données sensorielles, toujours en mouvement, et s’adapte en permanence pour percevoir le moindre changement ». Nous pouvons en déduire que les plus intuitifs d’entre nous sont donc ceux qui sont les plus connectés à leurs émotions et à leurs cinq sens.

L’intuition, pour résumer, est donc notre capacité à percevoir à travers nos émotions et nos sens, un maximum d’informations sans forcément avoir conscience que nous les percevons. De cette façon, des réponses, des solutions et des pressentiments apparaissent dans notre conscience alors que nous n’avons, consciemment, rien fait pour. Ces perceptions se font à la vitesse de l’éclair et c’est pour cette raison que cela nous échappe un peu.


Le langage de l’intuition

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  • sensation physique intense : il arrive parfois que nous ayons une sensation physique forte sans que en avoir le contrôle. Par exemple, lorsque nous rencontrons quelqu’un pour la première fois et que notre estomac se retourne ou que nous avons un geste de recul. Cette sensation physique nous fait dire « Je ne le/la sens pas ! ». Mais nous ne savons absolument pas expliquer pourquoi. De même, lorsque nous ressentons physiquement l’effet positif d’un projet, d’une personne, d’une situation. Notre corps nous envoie un message à travers un mouvement qui se passe en nous. Nous savons que nous devons dire oui, foncer ou que ça va marcher, mais là encore, aucune explication rationnelle à donner dans un premier temps.

  • petite voix intérieure : c'est aussi l’une des méthodes qu’utilise notre intuition pour communiquer avec nous. Peut-être sommes-nous passé à côté de la sensation physique ? En tout cas, c’est alors notre petite voix interne, qui nous parle. Nous avons plutôt tendance à ne pas l’écouter, à coup de « Mais non, tu exagères », « Tu te fais des films »,… Et quelques jours plus tard, cette même petite voix crie : « JE TE L’AVAIS DIT ! »

  • certitude instantanée : c’est comme un flash, quelque chose de fulgurant qui arrive sans qu’on y réfléchisse. D’un coup, on sait ! Bien qu’aucun raisonnement logique ne soit intervenu. D’un coup, l’idée, la certitude arrive sous forme d’une réponse que l’on n’attendait pas.

Le point commun de ces trois façons qu’utilise notre intuition pour nous parler est que nous ne savons pas expliquer d’où ça vient. C’est là, à un moment, et nous décidons de nous y fier ou pas. Nous ignorons le chemin qu’a emprunté l’intuition pour arriver à cette conclusion.


Les freins à l’intuition

  • Le manque de confiance : il est très difficile de savoir faire confiance à notre intuition. La faute à notre besoin de pouvoir tout expliquer rationnellement. Si nous n'y parvenons pas, nous rangeons vite nos perceptions et nos intuitions dans la catégorie des choses farfelues que nous nous imaginons. Mais faire confiance à son intuition, ça s’apprend ! Nous nous méfions de tout ce qui ne s’explique pas par la raison et donc, nous reléguons les intuitions au statut de folies.

  • Le mental : c’est-à-dire tous les raisonnements logiques et rationnels que nous allons utiliser pour refuser de croire que notre intuition a raison. Ne vous en voulez pas trop, notre culture du « je ne crois que ce que je vois » ne nous encourage pas vraiment à faire confiance aux choses que l’on ne peut pas forcément expliquer.


S’amuser avec son intuition

Je vous ai donc expliqué, brièvement, comment fonctionne l’intuition. Il s’agit « simplement » de nos sens qui perçoivent plus vite que notre conscience. L’intuition peut vraiment être une incroyable boussole. Il faut simplement prendre un peu de temps pour apprendre à la connaître. Amusez-vous à détecter la façon dont elle communique avec vous. Soyez attentif/ve à vos ressentis, notez-les pour pouvoir ensuite, avec le recul, savoir si vous aviez raison de ne pas sentir telle ou telle personne.

Les ressentis physiques sont puissants. Quand vous ressentez quelque chose dans votre corps, notez-le également. Ensuite, soyez attentif à ce qui se passe afin de commencer à décoder ce que votre corps, et donc votre intuition, vous dit.

Allez à cette soirée que vous ne sentez pas, faites un pas vers cette personne que vous ne sentez pas. Vous pourrez, de cette façon, comprendre pourquoi et valider ou invalider votre intuition. Ce n’est pas grave si vous vous êtes planté dans un sens ou dans l’autre. Voyez-le comme un jeu qui vous permettra de vous familiariser au langage de votre intuition.

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