Cinéma Son film Valérian et la cité des milles planètes est un flop aux États-Unis mais cartonne en France.

La semaine dernière, le dernier bébé de Luc Besson faisait son entrée dans les salles obscures outre-Atlantique. Malheureusement pour le réalisateur, Valérian et la cité des milles planètes n’a pas fait l’unanimité et a connu un démarrage plutôt difficile avec des recettes qui s’élèvent seulement à 17 millions de dollars (soit 14,5 millions d’euros) pour un premier week-end. Des chiffres qui laissent le film de science-fiction à la cinquième place du classement. Un flop pour cette superproduction au budget colossal d’environ 200 millions d’euros (le film français le plus cher !) et au casting aussi prestigieux que "dans le coup" avec Dane DeHaan, Cara Delevingne et la star de la chanson Rihanna.

Pourquoi le succès n’est-il pas au rendez-vous ? Le film n’appartient à aucune franchise connue en dehors de l’Europe, explique Tim Westcott, analyste chez IHS, interrogé par le magazine américain Variety.

La France lui ouvre les bras

Le film inspiré de la bande dessinée de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières semble toutefois recevoir un meilleur accueil en France. Lors de sa sortie officielle ce mercredi 26 juillet, il a attiré 361.000 spectateurs. Une affluence qui le classe au deuxième rang des meilleurs démarrages de l’année chez nos voisins, derrière Moi, moche et méchant 3 et ses 455.700 entrées. Et qui rivalise avec les résultats obtenus par Lucy, le précédent film de Besson sorti en 2014. Impossible par contre de vous donner les chiffres belges, l’habitude étant malheureusement de ne jamais rien communiquer en la matière chez nous…

Situation préoccupante

Loin du succès du Cinquième élément, 4e film français le plus vu à l’étranger, l’accueil réservé à Valérian aux États-Unis rend incertain l’avenir d’EuropaCorp, la société de production de Luc Besson. Celle-ci mise en effet sur le film (et surtout ses suites en cas de succès puisque Luc Besson aurait terminé le scénario des prochaines aventures de Valérian et Laureline) pour renflouer les caisses et éponger ses dettes de 220 millions d’euros.