Cinéma Une histoire qui a souvent raflé des Oscars à Hollywood pour les acteurs interprétant des rôles de boxeurs…

La boxe anglaise, avec la puissance des coups donnés sur le ring et la détermination de mettre K.O d’une manière spectaculaire, a rythmé de nombreux films. À l’occasion du championnat WBA Intercontinental des poids lourds légers où notre champion Ryad Merhy (24 ans) remettra son titre en jeu pour la troisième fois contre son challenger officiel, l’américain Nick Kisner (26 ans) en 12 rounds au Spiroudôme de Charleroi, on vous fait monter sur le ring au travers de films consacrés à la boxe et qui ont tous trouvé leur public et rapporté des millions de dollars à l’industrie mondiale du cinéma.

Le 7e art s’est très souvent intéressé à la boxe et les plus grands comédiens ont rêvé d’enfiler les gants le temps d’un rôle : Charlie Chaplin, Errol Flynn, Robert De Niro, Paul Newman, Jean-Claude Van Damme, Jean-Paul Belmondo, Tom Cruise, Elvis Presley, Alain Delon, Will Smith, Russel Crowe, Jake Gyllenhall ont tous interprété des rôles de boxeurs entre les cordes de chanvres pour le bonheur du grand public. "Qu’il gagne ou qu’il perde, le boxeur sera toujours un beau personnage pour le cinéma", dit d’ailleurs Bébel. "La boxe et ses héros aux gants de cuir ont toujours attiré l’attention des écrivains, metteurs en scène et producteurs du septième art pour les images qu’elle offre au public. Des scènes de souffrance, des coups impressionnants, et des entraînements qui ressemblent souvent à de véritables travaux forcés. Sans oublier, la vie souvent tragique de ces champions souvent ruinés qui fait toujours de très belles histoires émouvantes sur la grande toile blanche du cinéma. Il y a de l’émotion dans tous les scénarios comme dans tous les combats réels" ajoute JCVD, star mondiale des films de combat.

Au cinéma, il y eut aussi, évidemment, la saga Rocky, interprété par Sylvester Stallone. "J’ai voulu montrer l’univers de la boxe mais surtout l’ascension d’un boxeur qui passe de l’ombre à la lumière", explique-t-il. "C’est le genre de personnage que j’aurais bien aimé être" dit encore Stallone. "C’est un homme noble, honnête, élégant et désintéressé".

Mais d’autres films ont marqué les esprits de chaque génération. Charlie Chaplin fut l’un des premiers à jouer le rôle d’un boxeur avec humour qui ne laissa personne indifférent. On songe aussi au beau film Gentlemen Jim de Raoul Walsh en 1942. C’est en 1949 que l’inoubliable Spartacus alias Kirk Douglas joue le rôle d’un boxeur dans Le Champion de Mark Robson. Ce film américain, en noir et blanc, raconte la lutte d’un boxeur contre ses propres démons pour accomplir son rêve : devenir un champion !

Le puissant studio américain de la Metro Goldwyn Mayer, de son côté, mit à l’écran l’histoire vraie du petit délinquant nommé Rocco Barbella qui découvre la boxe en prison et devint champion du monde de boxe des poids moyens sous le nom de Rocky Graziano. Un rôle merveilleusement bien interprété par Paul Newman en 1956.

Impossible aussi d’oublier le chef-d’œuvre aux nombreux prix de Martin Scorsese en 1980 Raging Bull, film biographique retraçant le parcours de l’un des plus grands poids moyens, Jake LaMotta surnommé le Taureau du Bronx et magistralement joué par Robert De Niro. L’acteur s’entraînera durant de nombreuses semaines pour sculpter son corps, et surtout pour jouer la première partie du film, celle où Jake LaMotta devient le roi de la catégorie des poids moyens. Ensuite, Robert De Niro prendra plus de 20 kg pour interpréter le rôle du boxeur sur la fin de sa vie. Très vite, le film trouve son public pour l’histoire de ce boxeur issu d’un milieu modeste qui atteint les sommets grâce à des combats mythiques, notamment contre la perle noire Sugar Ray Robinson et le champion français Marcel Cerdan qui le mèneront au titre de champion du monde des poids moyens. Mais il connaît ensuite l’échec dans sa vie privée (divorce, reconversion en gérant de boîte de nuit,…). Une histoire à rebondissements qui a emballé le tout Hollywood. "Grâce à ce film", nous raconte Jean-Paul Belmondo "vous apprenez la technique des combats orchestrés mais aussi le courage d’un homme qui veut dépasser ses limites".

Quelques années plus tard, c’est au tour de Denzel Washington d’offrir ses muscles et son talent pour incarner le rôle-titre de Hurricane Carter en 2000. Réalisé par Norman Jewison, le film raconte l’histoire à la fin des années 1960, de Rubin Carter, boxeur de talent qui est condamné à la perpétuité pour un triple meurtre qu’il n’a pas commis. Si le film a été critiqué pour dénaturer la plupart des faits de la vie de Carter et de l’affaire elle-même, cela n’a pas empêché Denzel Washington de remporter une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur acteur.

En 2002, Michael Mann offre dans Ali l’un de ses plus beaux rôles à Will Smith en le choisissant pour incarner Mohammed Ali. Ce long métrage retrace la vie du célèbre boxeur de 1964 à 1974, abordant ainsi ses victoires, sa conversion à l’Islam ou ses positions politiques, notamment contre la guerre au Vietnam. Le film a remporté deux nominations aux Oscars : meilleur acteur pour Will Smith et meilleur second rôle pour Jon Voight. "La boxe anglaise et le cinéma ont souvent raflé des prix aux Oscars" nous confie encore Jean-Claude Van Damme. "Deux films ont beaucoup marqué les esprits dans les années 2000 : celui de Ron Howard en 2005 De l’ombre à la lumière dans lequel le boxeur est incarné par Russell Crowe ou encore celui de Clint Eastwood Million Dollar Baby."

Il est vrai que Clint Eastwood signe l’un de ses plus beaux films qui marquera l’année cinéma en 2004. Quant à l’actrice Hilary Swank qui interprète le rôle de la championne, elle est tout simplement impressionnante. Les récompenses les plus prestigieuses pleuvent sur ce long métrage comme les Oscars du meilleur film, de la meilleure actrice, du meilleur réalisateur et du meilleur second rôle (Morgan Freeman).

La suite au cinéma, on la connaît avec Jake Gyllenhaal qui nous met K.O., tellement impressionnant dans son rôle de boxeur dans La rage au ventre. La boxe n’a pas fini de faire rêver les gens sur la grande toile blanche du cinéma