Cinéma

Il sera à l’affiche de Comme les 5 doigts de la main mercredi prochain

BRUXELLES Plus que quelques jours à attendre et sortira le film annuel de Patrick Bruel, Comme les 5 doigts de la main . Qui marque sa 5e collaboration avec Alexandre Arcady. “Est-ce qu’on peut dire non à quelqu’un qui vous a mis au monde dans ce métier ? Bien sûr ! Ce n’est pas parce qu’on est frères qu’on est obligés de s’aimer. Pour que le oui ait un sens, il faut passer par le non. Il faut dire oui à ce qui m’amuse, et non quand il part sur des sujets qui me plaisent moins. C’est une preuve d’amitié que de se permettre de dire non à un ami.

Une preuve qu’il n’a pas eu à donner cette fois-ci. “J’aime ce thème, ce rôle, ce passage d’une comédie familiale au polar ou les valeurs familiales sont défendues.” Dans lesquelles il s’est beaucoup investi. “Le but, c’est de se surprendre. On n’a plus tourné ensemble depuis 12 ans. On arrive avec de nouvelles choses dans les valises, avec l’envie de montrer qu’on a fait des progrès. Notamment dans ma quête d’acteur, de tendre vers le non-jeu. Et l’aider, sur le plateau, à l’écriture de certains dialogues.”

Si son métier de restaurateur dans le film rejoint son goût pour la bonne chère, son passé de sniper est, lui, totalement fictif. Du moins, on l’espère… “C’est très amusant à faire au cinéma. C’est comme jouer aux cow-boys et aux Indiens.” Mais s’il est un point où la fiction rejoint la réalité, c’est sur son côté grand frère protecteur.

Je protège mes frères, nés très tard après moi, en leur donnant l’occasion de faire plein de choses et ils me l’ont bien rendu l’un et l’autre. Avancer ensemble, être là dans les moments importants, avoir une vraie présence, c’est ça qui compte. Je ne suis pas très bon pour l’anecdote, la forme, je suis meilleur sur le fond. Choisir ce que je vais manger dans un restaurant, ça peut me prendre 3 heures. Alors qu’aider un membre de la famille, ça prend 30 secondes. Si on touche à mes frères ou mes enfants, je réagis tout de suite. Je ne prendrais pas un fusil pour tout dézinguer, mais je ne sais pas ce que je ferais. Avec mes frères, cela peut encore être raisonné, mais pas avec mes enfants, ça, c’est sûr.

Ses partenaires du film, qu’il considère comme ses propres frangins et avec qui il reconnaît s’être comporté comme un grand frère, peuvent donc dormir tranquilles…



© La Dernière Heure 2010