Cinéma James Cameron tourne d’un seul coup les quatre suites d’Avatar pour le budget record d’un milliard de dollars.

James Cameron a toujours été un peu mégalo. Et pas seulement parce qu’il s’est autoproclamé "King of the world" après le triomphe de Titanic. Avec lui, le traditionnel "Jamais deux sans trois" devient d’ailleurs "Jamais quatre sans cinq".

Après huit ans d’attente, il vient en effet de débuter le tournage des suites du champion du box-office mondial de tous les temps, Avatar. Quatre suites, pour être précis, afin de former une pentalogie. Et si l’on en croit Deadline, il en profite pour battre pour la cinquième fois le record des productions les plus onéreuses d’Hollywood.

En 1991, il était le premier à dépenser 100 millions $ pour Terminator 2. Trois ans plus tard, il ajoute 20 millions supplémentaires pour le budget de True Lies. En 1996, il se contente de 60 millions $ pour Terminator 2 3-D, destiné au parc Universal Studios de Floride. Comme la fiction ne dure que 12 minutes, elle devient la plus chère de tous les temps à la seconde de pellicule.

Enfin, Titanic a explosé le plus gros budget avec 200 millions $ en 1997. À l’époque, James Cameron avait renoncé à son salaire de réalisateur pour obtenir que le studio continue à financer son projet pharaonique. Qui devint le premier film à dépasser le milliard $ de recettes.

Aujourd’hui, pour la cinquième fois, il repousse la barre des dépenses d’un studio. Jamais personne n’avait sorti un milliard $ pour enchaîner d’une seule traite le tournage de quatre longs métrages. Jamais personne n’avait non plus tourné quatre suites d’un coup jusqu’à présent, d’ailleurs.

À chaque fois, ses paris financiers se sont révélés payants. Mais cette fois, le risque est quand même terriblement élevé. Avec une moyenne de 250 millions $, chacune des quatre suites d’Avatar se place immédiatement en septième position des œuvres les plus chères de tous les temps. Or James Cameron a souvent tendance à dépenser plus que prévu. Et cela ne compte pas les frais de promotions. Qui pourraient se révéler gigantesques si jamais Avatar 2 coulait à pic le 18 décembre 2020. Si, par hasard, le public n’avait plus envie de suivre les géants bleus onze ans après leur première aventure, les trois volets suivants pourraient devenir synonymes de catastrophe financière.

Par contre, si le succès est au rendez-vous, le regroupement des tournages permettra d’augmenter sérieusement les gains en diminuant les frais de production. Or, jusqu’à présent, James Cameron a toujours transformé ses coups de poker en or.

Les dés sont jetés, les prises de vue ont démarré. Hollywood retient son souffle.