Cinéma L’actrice, qui élève seule ses deux enfants, jure qu’elle est une mère comme les autres. Ou presque…

Quel destin et surtout quel chemin parcouru pour cette sud’af’, née il y a 42 ans, dans un petit village à quelques encablures de Johannesbourg. Lorsqu’elle débarque avec ses valises à L.A, en 1993, pour tenter sa chance comme actrice, après qu’une blessure au genou l’eut contrainte à mettre fin à sa carrière de danseuse classique à New York, cette grande bringue de 1m 80 ne dispose que de quelques centaines de dollars dans les poches de son jean élimé. Huit ans plus tard, c’est la consécration. En décrochant l’Oscar de la meilleure actrice pour Monster, elle se satellise pour toujours sur la planète Hollywood et prouve qu’elle n’a rien d’une étoile filante. Depuis, l’égérie de Dior semble graviter vers deux autres soleils : ses enfants Jackson et August. Rencontre avec une jolie maman qui a assurément les pieds sur Terre.

Vous êtes de retour sur le grand écran avec Tully. Vous campez le rôle d’une maman au bord de la crise de nerfs. Vous qui êtes mère, vous avez du vécu des moments aussi difficiles…

"Bien sûr ! Ce n’est pas parce que je suis actrice que je suis épargnée. Certes, je n’en suis pas au stade de mon personnage. Par contre, comme elle, je dois jongler avec le temps. Le matin, par exemple, quand je dois déposer mon fils aîné à l’arrêt de son bus scolaire. Vous allez me dire : Pourquoi ne le déposez-vous pas en voiture directement à l’école ? La réponse est simple: je veux qu’il soit autonome, indépendant et surtout qu’il puisse se sociabiliser avec ses petits camarades dans le bus. En attendant, mon réveil sonne à 5h45 du matin ! J’ai les yeux gonflés et qu’une envie: retourner me coucher !"

Vous fonctionnez donc au radar ?