Cinéma Ben Hur, Gangs of New York, La passion du Christ. Depuis plus de 80 ans, la capitale italienne abrite l’un des hauts lieux du septième art. Visite dans l’antre de Cinecittà, la fameuse fabrique des rêves.

A l’entrée, une immense tête de femme qui sort du sol happe le regard. Elle ressemble à s’y méprendre à celle du Casanova de Federico Fellini, le canal de Venise en moins. Mais pas le temps de s’arrêter. L’aventure est à chaque coin de rue à Cinecittà, Città del cinema (La ville du cinéma, en français) ou encore Fabrique des rêves comme on la surnomme.

Rome, en plein mois de juillet. Un soleil de plomb pèse sur les épaules des visiteurs de ce lieu sacré du septième art. Qu’importe, ceux-ci n’ont d’yeux que pour son histoire, ses archives, et diverses anecdotes. Au cœur de 40 hectares, certains s’attendent à croiser la route du terrible Lee van Cleef, brute d’anthologie dans la trilogie de Sergio Leone. Mais le parcours se déroule sans encombre jusqu’au célèbre Studio 5. "Avec plus de 3000 m², il est considéré comme le plus grand plateau d’Europe", lance la guide dans un français presque parfait. "Il s’agit d’un des vingt-et-un plateaux du site. Exceptionnellement, il est ouvert !" La chance… L’immensité du lieu retient l’attention. "Cet endroit tenait particulièrement à cœur à Federico Fellini. C’était comme sa deuxième maison. D’ailleurs, il y avait son propre appartement."

(...)