Cinéma Comme Valérian ou King Arthur, Geostorm va faire perdre une fortune à ses producteurs.

13,3 millions de dollars. La somme ferait rêver n’importe quel joueur du Lotto. Mais pas les comptables hollywoodiens. Qui ont tiré une tête d’enterrement en découvrant le box-office américain du premier week-end de Geostorm, le film-catastrophe sur lequel la Warner misait très gros. Et qui s’annonce donc, en quelques jours à peine et alors qu’il n’a été présenté que sur peu d’autres marchés internationaux, comme l’un des plus gros flops de l’année 2017.

Le modèle économique américain est impitoyable : la superproduction de Dean Devlin, axée sur les désastres climatiques en chaîne tout autour de la planète, se devait de récolter entre 40 et 80 millions $ en ouverture pour espérer gagner de l’argent au moment du bilan final. Ce qui est très loin d’être le cas. Avec un budget plus que confortable de 120 millions $, le strict minimum pour atteindre le point d’équilibre financier, en tenant compte des investissements promotionnels, revient à effacer la barre des 300 millions $ de recettes au box-office mondial.

Or, selon les estimations, la tentative de Gérard Butler de réparer les satellites qui rendent notre climat complètement fou fera perdre au studio entre 50 et 100 millions $. Une vraie catastrophe.

Il ne s’agit pas, loin s’en faut, du seul désastre industriel hollywoodien de 2017. Ce n’est pas un hasard si, cet été, les recettes des grands studios ont chuté de 16 % par rapport à l’an dernier. De nombreux blockbusters n’ont pas joué leur rôle de locomotives, laissant derrière eux une ardoise souvent salée.

En tête de liste, on retrouve King Arthur. Avec un budget de 175 millions $, Guy Ritchie savait qu’il devait impérativement dépasser le cap des 500 millions $ de recettes pour s’en sortir. À ce jour, il n’en compte que 148 millions dans le monde. Un gouffre.

Luc Besson s’en tire à peine mieux. La somme dépensée pour Valérian est identique, mais les chiffres d’entrées sont un tantinet meilleurs : 225 millions $. Toujours très largement insuffisant pour rentrer dans ses frais.

D’autres œuvres devraient dépasser les 100 millions $ de pertes. Comme Ghost in the shell ou Monster Trucks. À Hollywood, on voit tout en grand. Les profits et les pertes n’échappent pas à cette mégalomanie.