Cinéma À 51 ans, l’actrice ne s’est jamais sentie aussi bien dans son corps et dans sa tête…

Elle est décidément loin l’époque où les critiques ciné yankee voyaient à travers Maria Halle Berry, qu’une énième barbie barbante venue tenter sa chance à Hollywood. Une de ces ex-Miss quelque chose gloussante tout juste bonne à aligner un sujet, un verbe et un complément. Il est vrai qu’après avoir joué les spécialistes du déhanchement lascif dans des films comme Opération Espadon ou X Men, on voyait mal la demoiselle sortir de cette camisole réductrice. Puis est arrivé sur les écrans A l’ombre de la haine ou du grand cinéma à l’américaine avec d’abord pour notre fille originaire de Cleveland un rôle dramatique de veuve qui élève seule son enfant obèse. Ajoutez à cela une cul-cultissime scène de sexe en binôme avec Bill Bob Thornton (l’ex Monsieur Angelina Jolie). Pour Halle, c’est la consécration. Elle décroche un Oscar bien mérité de la meilleure actrice. Le premier jamais attribué à une Afro-Américaine, c’est dire ! Depuis, le monde entier a les yeux rivés sur cette actrice avec des formes certes mais avec du fond aussi.

Quel était le plus gros malentendu vous concernant ?

"Que je suis folle ! (rires). Beaucoup de gens à Hollywood le pensent vraiment ! Je tiens à profiter de votre tribune pour vous confirmer que j’ai toute ma santé mentale !"

Comment expliquez-vous que certains vous perçoivent ainsi ?

"Les gens se disent : ‘ Si cette femme n’est pas capable de rester avec un mec, si elle n’est pas fichue de préserver un mariage, c’est qu’elle ne doit pas tourner rond dans sa tête !" (rires). Moi, j’ai envie de répondre : ‘ Mais qui vous a dit que je veux garder un homme dans ma vie ? Qui vous dit que je suis faite pour la vie maritale ? ’ Plus sérieusement, je ne suis pas différente des autres. Comme des millions de femmes et d’hommes, j’ai connu des hauts et des bas. Personnellement, je n’aime pas jouer la comédie dans ma vie perso . Quand je sens que le désir ou l’envie ne sont plus là, quand je sens qu’il faut se battre pour maintenir à flot une histoire d’amour qui prend l’eau, je préfère que l’on y mette un terme. Je connais des couples qui vivent ensemble depuis plus de 20 ans. Le mari et la femme ne s’entendent plus. Et pourtant, ils continuent de vivre sous le même toit ! Moi, désolée, cela ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie de devenir dépressive ou d’avoir des tendances suicidaires ou pire ne plus être une bonne mère sous prétexte qu’au chapitre cœur rien ne va plus ! Après mes séparations successives et ultra-médiatisées (NdlR : avec le jazzman Eric Benet - qui admettra avoir trompé Halle avec une autre femme et Olivier Martinez ) j’ai compris que passer sa vie, bras dessus bras dessous au côté du même mec (sic) relevait de l’exploit. Naïve, j’ai aussi longtemps cru que le mariage était quelque chose de sacré. Qu’il s’agissait d’un pacte de respect mutuel et de fidélité. Il faut croire que je me suis fourvoyée. Ma vie sentimentale, je vais vous dire, c’est un Roller Coaster !"

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