Cinéma Tout comme son père voici 34 ans, Daniel de Funès, 79 ans, a fait une attaque cardiaque.

Des trois enfants de Louis de Funès, Daniel est le moins médiatisé. Le plus discret. Mais si l’on en croit son ami Jean-Jacques Jelot-Blanc, avec qui il avait écrit en 2011 Louis de Funès, l’Oscar du cinéma, le moustachu de 79 ans a été victime d’un infarctus qui l’a terriblement affaibli. "Comme il a d’ailleurs toujours vécu durant toute son existence, dans la plus grande discrétion, le fils aîné du plus grand comique du XXe siècle, l’immense Louis de Funès, vit en effet ses derniers moments…", écrivait hier le biographe.

Né du premier mariage de Louis de Funès avec Germaine Carroyer, Daniel n’a pas autant connu son père que ses deux demi-frères, Patrick (72 ans) et Olivier (67 ans). La faute, selon lui, à la seconde épouse du comédien, Jeanne Barthélemy de Maupas­sant. "Louis venait me voir en cachette, déclarait-il en 2011 dans Gala. C’était un joyeux luron mais qui filait doux car Jeanne faisait barrage. Pourtant, jeune, il m’avait emmené quelques fois sur des plateaux où il me présentait comme son fils, d’ailleurs."

Né le 12 juillet 1937, il ne se souvient pas du divorce de ses parents, en 1942, mais bien de l’ambiance de l’époque. "Ma mère avait quitté Paris durant l’exode pour nous mettre à l’abri à Clermont-Ferrand. Mais en rentrant de longs mois plus tard dans notre appartement, maman l’a retrouvé vidé de tous ses meubles. Louis avait tout vendu. Une fois le divorce prononcé, il n’a pas cherché à me revoir."

Lui-même n’a que rarement évoqué son père. Sauf lors de la sortie de la biographie, en 2011. "Je n’ai en aucun cas cherché à tirer honneur ou célébrité de mon nom de famille", expliquait-il alors.

Et pourtant, il y est resté très attaché. Et a très mal vécu la disparation de Louis de Funès. "Je n’ai pas été prévenu ni invité aux obsèques. Ça m’a fait mal ! Depuis, je ne revois ni Olivier ni Patrick. Louis ne m’a rien légué. Ce n’est pas grave ! J’ai quand même réussi à mener la vie que je voulais."

Elle toucherait à sa fin, selon Jean-Jacques Jelot-Blanc : "Nul doute que Daniel souhaite s’en aller en ce froid mois d’hiver, tout comme son père parti ce triste jeudi 27 janvier 1983 ! Tout comme son père, c’est à la suite d’un infarctus survenu le même jour que lui que la santé de Daniel s’était dégradée… Tout comme son père enfin, Daniel cultivait son jardin de Clermont - non pas celui du château paternel, près de Nantes - mais dans cette jolie cité de l‘Oise où, désormais, son épouse Chantal veille à ses derniers jours. Aujourd’hui résonne comme une dernière séance, le rideau va tomber, vos messages éclaireront sans doute ces quelques journées."