Cinéma Jessica Chastain, à l’affiche du Grand jeu ce mercredi 3 janvier, sera une des stars de 2018.

Les astres sont tout doucement en train de s’aligner pour les étoiles hollywoodiennes qui rêvent de voir leur nom briller au firmament (c’est-à-dire aux Oscars). Et si, pour l’instant, tous les rêves sont permis, certaines peuvent envisager 2018 avec un peu plus de sérénité que d’autres. À l’instar de Jessica Chastain, nommée aux Golden Globes pour sa performance dans Le grand jeu, et qui devrait se retrouver à l’affiche de six longs métrages dans les douze prochains mois. C’est dire si l’année sera profitable pour la jolie rousse de 40 ans, peu importe le résultat de la saison des distinctions.

Dans Le grand jeu, qui sort ce mercredi 3 janvier dans nos salles, elle campe Molly Bloom, la princesse du poker qui règne sur l’organisation des jeux clandestins pour les plus grandes fortunes de ce monde. Une femme qui l’a fortement inspirée : "Aaron Sorkin injecte de l’idéalisme dans ses personnages. Ils me donnent envie d’être meilleure", a-t-elle expliqué dans Grazia.

Ce rôle, elle le désirait tellement qu’elle a effectué les auditions… au bluff, comme l’aurait fait Molly. Avec un maximum de confiance en soi et une pointe d’agressivité. Elle s’est assise devant le cinéaste pour l’interpeller d’entrée de jeu : "Pourquoi tu ne m’as pas choisie d’office ? Je suis l’actrice parfaite pour incarner Molly." Un vrai coup de poker, dans la mesure où sa personnalité se situe à des années lumière de celle de Molly : "Je n’aime pas l’idée de prendre de l’argent à quelqu’un. Et dans la vie, je crois au travail, pas à la chance". Une audace payante au final. Complètement stupéfait, Aaron Sorkin lui a alors répondu : "Molly m’a dit de te donner le rôle…"

Au-delà de la personnalité de Molly, c’est surtout la symbolique qui a attiré Jessica Chastain. À ses yeux, le cinéma ne se limite pas au simple divertissement. Il doit enrichir la réflexion des spectateurs, amener du changement dans le monde. "Quand on se bat, on se crée des difficultés. Moi, je dis les choses : je demande à être payée autant qu’un homme pour le même travail, je choisis les films que je veux faire, j’éduque les gens à la façon de me traiter. C’est ce que les femmes apprennent en ce moment : dire aux gens que tel comportement est inapproprié, et qu’on ne continuera pas sur cette voie. Je préfère utiliser le terme éduquer plutôt que combattre."

Et de conclure, toujours dans Grazia : "Ce qui m’intéresse, c’est de jouer des personnages qui sont écrits de façon juste. Oui, les femmes peuvent être fragiles et sensibles, empathiques et douces, j’ai moi-même joué ce type de personnages. Mais les femmes peuvent aussi être ambitieuses, intelligentes, persévérantes, et je trouve qu’au cours de l’histoire du cinéma, pour une raison que je ne comprends pas, l’industrie s’est employée à leur donner une mauvaise image. Je veux incarner ce genre de femmes parce que je veux que les petites filles sachent que se comporter ainsi est parfaitement acceptable, qu’elles peuvent elles aussi être ces femmes-là."