Cinéma

Entre 2008 et 2010, elle a participé à 13 fictions. Dont le film Rien à déclarer

BRUXELLES Il y a eu les séries flamandes à succès telles que Familie , Flikken ou Thuis . Mais aussi des longs métrages comme le succès du box-office franco-belge Rien à déclarer (avec Dany Boon et Benoît Poelvoorde).

Entre 2008 et 2010, la police fédérale belge a participé au tournage et à la réalisation de treize fictions…

Ses missions étaient assez variées. Cela allait “du simple conseil technique visant à crédibiliser certaines scènes, à la demande de participation à des tournages, en passant par le prêt de matériel ou de tenues de policier” , a expliqué Annemie Turtelboom (Open VLD), la ministre de l’Intérieur, dans une réponse parlementaire écrite.

En trois ans, la police fédérale a été sollicitée pour 99 projets (films, séries, films d’étudiants en cinéma, spots publicitaires, films d’entreprise, courts métrages, émissions télévisées, etc.). Près de 57 % des demandes ont été refusées” , précise la ministre.

Si des films comme Rien à déclarer rapportent un joli pactole à leurs concepteurs, la police fédérale n’en retire pratiquement aucun bénéfice financier.

Pour le film de Dany Boon, la facture de la police s’élevait à… 6.735,70 euros. Ce qui représente le surcoût des prestations (heures de nuit, de week-end, les indemnités de repas, les éventuelles heures supplémentaires), ainsi que le coût d’utilisation du matériel.

Mais là n’est pas l’essentiel, souligne Annemie Turtelboom. “La police fédérale estime l’investissement minime par rapport au bénéfice qu’elle peut en tirer en matière d’image auprès de la population. Il suffit pour s’en convaincre de se référer aux séries américaines qui ne sont pas étrangères à la renommée de la police technique et scientifique ou du FBI.”

Et d’ajouter : “La police fédérale veille à promouvoir son image en favorisant la participation à des scènes aussi crédibles et réalistes que possible, et en rejetant les mises en scène dévalorisantes ou dégradantes pour la police.” D’ailleurs, “avant toute collaboration, son service des relations publiques procède à l’analyse du scénario ou de son synopsis”.



© La Dernière Heure 2011