Cinéma Ce que veulent les femmes

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BRUXELLES Plus mâle que lui, c'est sûr, ce doit être difficile à concevoir. Toujours un déshabillé qui traîne à côté du lit, pas loin des verres à champagne Nick Marshall assure auprès des femmes et, il n'en doute pas, elles remercient Dieu de leur avoir fait croiser, une nuit, la couche de cet Apollon. Au boulot, pareil: Nick ne doute pas un instant que c'est à lui que reviendra la promotion dont tout le monde parle dans son agence de pub. Seulement voilà, il y a un détail auquel il n'a pas été attentif, ces derniers temps: ce sont les femmes qui ont pris le pouvoir. Normal, dès lors, que ce soit à l'une d'elles que l'on confie la lourde tâche de sortir l'entreprise du rouge.
C'est sur une bouteille de la même couleur que se jette Nick, le soir venu. L'alcool aidant, il décide de se glisser dans la peau d'une femme, histoire de mieux comprendre comment on vante les bienfaits d'une cire épilatoire ou d'un collant amaigrissant. Las! L'effet du bordeaux cumulé à l'action d'un pot de perles de bain se répandant sur le sol glissant envoient Nick directement dans la baignoire, son sèche-cheveux à la main. Laissé pour mort sur le carrelage froid, il se réveille pourtant avec une solide gueule de bois et un étrange don: celui d'entendre les pensées des femmes. Un cadeau du ciel à moins que ce ne soit un tour de Satan dont Nick ne va pas tarder à user et abuser (ben oui, c'est un homme, tout de même). Et notamment avec sa toute nouvelle supérieure, Darcy (Helen Hunt, une fois encore irrésistible). La suite, vous l'aurez devinée. C'est bien là le seul reproche que l'on peut faire à cette comédie très réussie, signée Nancy Meyers, dans laquelle Mel Gibson laisse tomber les armes pour user de celles qu'il maîtrise le mieux: son sourire et son charme.



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