Cinéma Rencontre avec la star de Blade Runner 2049, qui n’a pas besoin de beaucoup parler pour envoûter son auditoire.

Pas besoin d’avoir lu l’intégrale des pensées philosophiques d’Indiana Jones et de Han Solo pour comprendre pourquoi Denis Villeneuve tenait absolument à faire de Ryan Gosling le successeur du Blade Runner Harrison Ford en 2049. Taille quasiment identique (1,84 m pour le cadet, un centimètre de plus pour son aîné), même humour grinçant, même étrange lassitude qui les assaille lorsqu’il s’agit de placer plus de quelques mots dans la même phrase et, sourire en coin charmeur bien plus ravageur qu’un missile nord-coréen, les deux hommes présentent, à 35 ans d’écart, énormément de similitudes. Même si, désormais, le compagnon d’Eva Mendes provoque bien plus de tombées en pâmoison et d’éclats de rires béats dès qu’il ouvre la bouche. C’est bien simple, lorsque Ryan Gosling est entré dans un palace barcelonais pour présenter Blade Runner 2049 (qui sort en salle ce mercredi 4 octobre), au niveau de l’ambiance, on se serait cru à un spectacle des Chippendales…

"Ce qui m’a attiré ?, avance-t-il timidement. Je ne sais que répondre… Je savais que j’allais prendre du bon temps."

Allez savoir pourquoi, mais cette réflexion s’est révélée suffisante pour provoquer l’hilarité générale. "La première fois que j’ai vu le film, j’avais 14 ans. Il était sorti depuis une dizaine d’années mais je connaissais son importance. Pourtant, avant de l’avoir visionné, je ne réalisais pas à quel point le Blade Runner de Ridley Scott avait influencé les films avec lesquels j’ai grandi. Plus important que tout, à mes yeux, il posait énormément de questions sans y apporter de réponses. C’était évident que l’histoire n’était pas finie. Alors, en tant que fan, quand j’ai appris que Ridley allait la poursuivre, j’étais impatient d’en savoir plus sur ce personnage et ce monde auquel j’étais resté accroché."

(...)