Cinéma Avec Benoît Poelvoorde et Jonathan Zaccaï, elle foulera le tapis rouge cannois pour Le grand bain de Gilles Lellouche.

L’équivalent de la Coupe du Monde de football. Ou des Jeux Olympiques. Voilà ce que représente le Festival de Cannes pour tout fan du 7 e art. Une compétition où la crème de la crème de la discipline se dispute une médaille (ou une Palme) d’or. Mais pour susciter l’enthousiasme populaire, chaque épreuve a besoin de stars. Et, sur base de la sélection officielle, elles ne seront manifestement pas très nombreuses sous le soleil azuréen entre le 8 et le 19 mai.

C’est bien simple : hormis le film d’ouverture, Everybody knows, qui réunira Penelope Cruz et son mari Javier Bardem, les événements susceptibles de provoquer des émeutes se trouvent surtout… hors compétition. À commencer par Solo : A Star Wars Story. Le spin-off réalisé par Ron Howard permettra à la Khaleesi Emilia Clarke de monter les marches du Palais en compagnie d’Alden Ehrenreich, Thandie Newton, Woody Harrelson et Donald Glover. Folie assurée.

Cela devrait aussi être le cas pour Le grand bain, la troisième réalisation de Gilles Lellouche. Trois de nos compatriotes en prendront un, mais de foule, sur la Croisette : Virginie Efira, Benoît Poelvoorde et Jonathan Zaccaï. Guillaume Canet, Marina Foïs et Leila Bekhti plongeront avec eux.

Mais derrière tout ce beau monde, on ne va pas se presser sur le tapis rouge. Vincent Lindon retrouvera le réalisateur de La loi du marché, Stéphane Brizé, pour En guerre; Adam Driver (Kylo Ren de Star Wars) sera la tête d’affiche de Blackklansman de Spike Lee; Andrew Garfield (Spider-Man) frissonnera dans Under The Silver Lake; Nadine Labaki voudra confirmer avec Capharnaüm le succès d’Et maintenant on va où ?; Golshifteh Farahani (Pirates des Caraïbes 5) accompagnera Emmanuelle Bercot dans la lutte armée des femmes kurdes dans Les filles du soleil; Jean-Luc Godard présentera son Livre d’image et Wim Wenders son documentaire sur le pape François ("Un dimanche, mais le pape ne viendra pas", dixit Thierry Frémaux), Un homme de parole.

Les cinéphiles applaudiront certainement le "renouvellement" annoncé, les 8 h 15 des Âmes mortes de Wang Bing ou le docu de Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit, La traversée, 50 ans après Mai 68, mais pour le glamour, il va surtout falloir compter sur les égéries de L’Oréal…

Un film flamand à Un certain regard

On ne compte plus les Belges révélés par le Festival de Cannes. Les frères Dardenne (deux Palmes d’or), Jaco Van Dormael (Caméra d’or pour Toto le héros), Emilie Dequenne, Pascal Duquenne, Natacha Regnier, Olivier Gourmet (tous prix d’interprétation), Joachim Lafosse, Olivier Masset-Depasse ou Bouli Lanners ont gagné leurs galons sur la Croisette.

À cette liste prestigieuse, il faudra peut-être ajouter le nom de Lukas Dhont. Le jeune réalisateur gantois de 26 ans a vu son premier long-métrage, Girl, sélectionné à Un certain regard, la section découverte du Festival de Cannes. "Je suis totalement ravi du chemin parcouru avec Girl, ainsi que de la confiance qui lui a été octroyée pour pouvoir faire ce premier film de cette manière. Pouvoir présenter Girl en première mondiale au Festival de Cannes, c’est tout simplement… incroyable", a-t-il fait savoir par communiqué.

Son film retrace l’histoire de Lara, une ado de 15 ans prête à tous les sacrifices pour réaliser son rêve : devenir une danseuse étoile. Un objectif pour lequel elle peut compter sur l’appui inconditionnel de son père. Mais le chemin de la gloire est loin de lui être grand ouvert. Car Lara est née avec un corps de garçon. Victor Polster y tient le rôle principal et danse sur des chorégraphies de Sidi Larbi Cherkaoui.