Cinéma

On reproche régulièrement à nos voisins d’outre-Quiévrain leur chauvinisme mais, aujour- d’hui, l’heure est venue de leur rendre hommage. Nombre de nos comédiens et cinéastes ont acquis une renommée internationale grâce au Festival de Cannes. Ou ont effectué leurs premiers pas devant une caméra hexagonale.

Ce soir encore, la Belgique sera particulièrement bien représentée aux Césars. À commencer par la maîtresse de cérémonie, Cécile de France, chargée d’apporter sa fraîcheur et son humour à une soirée souvent qualifiée de glaciale. "Ma philosophie, c’est de ne pas passer à côté des belles occasions, a-t-elle déclaré dans Grazia. Et présenter les Césars en est une, à coup sûr. Les Césars ou Cannes, ce n’est pas seulement de l’entre-soi narcissique où l’on s’appelle Mon chéri . C’est aussi un événement censé donner envie aux gens d’aller au cinéma."

Même si Pauline Etienne a annoncé son intention de ne pas se rendre à Paris malgré une nomination pour le meilleur espoir (catégorie dans laquelle Adèle Exarchopoulos devrait l’emporter haut la main), Cécile de France ne sera pas, loin de là, notre seule compatriote présente au Théâtre du Châtelet. Olivier Gourmet (Grand Central) et François Damiens (Suzanne) sont tous deux en lice pour le trophée du rôle secondaire. Et ce dernier s’impose clairement comme le favori de la catégorie.

Si un autre Belge devait monter sur la scène, il s’agirait d’une excellente surprise. Alabama Monroe (le titre français de Broken Circle Breakdown), de Félix Van Groeningen, et Dead Man Talking, de Patrick Ridremont, n’ont pas la cote des bookmakers pour le film étranger face à Gravity, La Grande Bellezza ou Django Unchained.

Qu’attendre d’autre de cette soirée ? Probablement les razzias de La vie d’Adèle et de Les garçons et Guillaume, à table !, la possible consécration de Catherine Deneuve (épatante dans Elle s’en va), la polémique sur l’absence de Julie Gayet (sa présence aurait fait encore plus de bruit, cela dit…), l’espoir qu’Albert Dupontel et son génial 9 mois ferme soient récompensés ou le glamour apporté par les Américains mis à l’honneur, Scarlett Johansson et Quentin Tarantino. Quand on vous disait qu’ils n’étaient pas si chauvins que ça, nos amis français…