Cinéma Dakota Johnson et Jamie Dorman évoquent les scènes de sexe de 50 nuances plus sombres.

Les acteurs de 50 nuances plus sombres ont bien retenu les leçons de 50 nuances de Grey. Cette fois, pour la suite attendue dans nos salles le 8 février, pas question de minimiser les scènes de sexe ou de s’attarder sur les artifices de mise en scène pour réduire la nudité à un niveau qui ferait hurler de rire n’importe quel réalisateur de téléfilm français. Plus question de parler des doublures fesses, des postiches destinés à cacher le pubis, des prothèses qui recouvraient le sexe de l’adepte du SM ou des trucages informatiques (comme l’ajout de pilosité, par exemple). Le discours est clair : il faut parler de sexe positivement.

Dakota Johnson a ouvert le bal, avec une interview sans tabou au New York Times : "La nudité, c’est quelque chose de très inté­res­sant pour un acteur. Jamie et moi, nous travaillons ensemble depuis long­temps et nous sommes deve­nus très proches. Il n’y a plus d’inhi­bi­tion entre nous. Cela se passe de manière très honnête et en totale confiance. Mais c’était un pari. Que se serait-il passé s’il avait été un vrai abruti ? Il n’y a pas de maquillage, pas de vêtement pour dévoiler une part de notre histoire. Ni bijou pour donner un indice sur le statut social. C’est une pure performance."

Manifestement, les artifices n’ont plus été de mise pour ce deuxième volet qui se veut plus nostalgique mais aussi plus sulfureux. "Est-ce que j’arrêterai les scènes de nudité quand mes seins commenceront à tomber ? Je n’en sais rien. Je suis peut-être plus dans l’état d’esprit européen à propos de ces choses-là. Je ne veux pas voir une femme porter un soutien-gorge et une culotte pendant une scène de sexe. Soyons honnêtes, les gens sont nus quand ils font l’amour."

Et comme si cela ne suffisait pas, elle en rajoute une petite couche en évoquant sa vie privée. "Je suis dans une période de ma vie où je suis fascinée par les jeunes femmes qui explorent à fond leur sexualité. Je suppose qu’ainsi, par procuration, j’ai moi-même fait ces expériences et c’est très intéressant."

Jamie Dorman, pour sa part, émet quand même quelques réserves… sur son personnage de milliardaire sado-maso. "Le SM ne me fait pas vibrer, déclare-t-il dans GQ. J’ai toujours été ouvert d’esprit et libéral, je ne juge les préférences sexuelles de personne. Ce qui excite les gens les regarde totalement et il y a des millions de manières de se faire plaisir. Ce n’est pas le genre de type avec qui je traîne. Tous mes potes sont faciles à vivre et rigolent facilement. Je ne m’imagine pas assis dans un pub avec lui. Je ne crois pas qu’il serait mon genre, en amitié."

Mais qui irait voir 50 nuances plus sombres pour une histoire d’amitié ?