Cinéma Jodie Foster, mis à part ses mômes, aime Michael Moore, les chiens, l’odeur du pop-corn et se promener dans Paris.

Elle est à l’affiche de Hotel Artemis, un film de science-fiction dont la trame se déroule en 2028. Jodie Foster y incarne une infirmière un peu spéciale dans un établissement tout aussi spécial qui n’accepte que des clients on ne peut plus spéciaux. Du genre criminels blessés ou convalescents. En l’occurrence les caïds les plus dangereux, les plus frappés au monde. Puisqu’on parle de folie, j’ai eu un jour la chance d’interviewer Gérard Depardieu. Au cours de cet entretien, celui-ci me confia que pour être un bon acteur, il fallait être fou ? Adhère-t-elle ?

"Parfois des personnes atteintes mentalement font de merveilleux acteurs et parfois, c’est l’inverse. Vous ne pouvez pas généraliser ! Ce qui est sûr, c’est que vous ne pouvez pas exercer ce métier si vous n’avez pas souffert ou reçu de bonnes choses dans votre existence. Ce sont ces tranches de vie qui étofferont votre personnage ! Qui conféreront à votre rôle une dimension réelle. Crédible. Authentique. Je tiens néanmoins à préciser qu’il n’y a pas une folie mais des folies. Vous avez la dépression clinique, la dépression chronique, celles qui nécessitent une médication. Ce ne sont pas des maladies que vous pouvez soigner, guérir en parlant, en faisant une analyse, un travail sur vous-même. C’est un problème médical. Un problème sérieux et qui implique un suivi. Et puis, vous avez dans ce spectre, une folie dépressive qui s’apparente plus à une forme de tristesse, de mélancolie chronique. C’est quelque chose que nous comprenons et dont nous connaissons les origines. Ces dernières sont multifactorielles."

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