Cinéma Coécrit et joué par Benoît Poelvoorde

BRUXELLES L’amitié virile, l’homosexualité latente, le conflit des générations, le pouvoir de l’individu… Autant de thèmes abordés ou effleurés dans Les portes de la gloire, où on suit les pérégrinations d’une petite équipe de vendeurs à domicile.
Leur produit est une sorte d’encyclopédie de la vie écrite par un philosophe contemporain soi-disant connu.
Les vendeurs sont Moineau (Yvon Back), un gars entre deux âges, Le Tallec (Julien Boisselier), futur gendre du grand patron (Jean-Luc Bideau), Sergent (Etienne Chicot) et Balzac (Michel Duchaussoy), deux anciens, et un petit nouveau. L’équipe est dirigée par un manager plutôt bizarre, Demanet (Benoît Poelvoorde)…
Ecrit et mis en phrase par Pascal Lebrun, le réalisateur Christian Merret-Palmair (dont c’est le premier long métrage, alors qu’il a été le régisseur d’un James Bond, Dangereusement vôtre et… Benoît Poelvoorde, Les portes de la gloire s’inscrit parfaitement dans la mouvance du cinéma français actuel, étant donné qu’on y parle social.
Mais il se distingue du schéma habituel car, d’une part, c’est un film qui bouge beaucoup et, d’autre part, c’est aussi un film franchement drôle à certains moments.
Mais attention: il s’agit d’un humour qui se confond parfois avec méchanceté.
Il convient donc d’accepter de jouer le jeu… d’entrée de jeu. Moyennant cette condition, Les portes de la gloire vous fera indubitablement passer un moment savoureux, grâce surtout à la personnalité de Benoît Poelvoorde qui, décidément, donne le ton.
Qu’on se le dise!

D. Dep.